---
title: "Biron, Dordogne : le village sous le château, la boucle de Biron et le GR 36"
description: "Il y a un malentendu à propos de Biron. Les cars s’arrêtent au château, les visiteurs montent, redescendent, repartent vers Monpazier. Le village, lui, reste vide.…"
url: "https://allovoyages.fr/destinations/biron-dordogne/"
author: "Rédaction Allovoyages"
date: "2026-09-30T16:35:23+00:00"
lang: "fr_FR"
categories: ["Destinations"]
---

# Biron, Dordogne : le village sous le château, la boucle de Biron et le GR 36

Il y a un malentendu à propos de Biron. Les cars s'arrêtent au château, les visiteurs montent, redescendent, repartent vers Monpazier. Le village, lui, reste vide. Cent cinquante et un habitants au dernier recensement, une église romane, une halle, quelques maisons de pierre blonde serrées sous la forteresse. Ce n'est pas un endroit où l'on « fait » quelque chose. C'est un endroit d'où l'on part.

Le GR 36 traverse la commune. Les boucles balisées y convergent. Et le pays, entre les vallées du Lot et de la Dordogne, est l'un des rares du Périgord où l'on marche sans croiser grand monde.

## Une commune de forêt et de sources

Biron est la dernière commune de la Dordogne avant le Lot-et-Garonne. Elle s'étend sur presque treize kilomètres carrés, entre 128 et 240 mètres d'altitude, et **la forêt en couvre 61 %**. Chênes, châtaigniers, pins. Le Laussou prend sa source ici et file vers le sud pour rejoindre la Lède au bout de treize kilomètres ; le ruisseau de Clairfond marque la limite au sud-est. Le sol est du calcaire : les chemins blancs, la « castine », se voient de loin dans les sous-bois.

Le bourg tient sur une butte, le château au sommet, l'église et les maisons en dessous, dans la pente. Monpazier est à six kilomètres au nord-est, Villeréal à dix kilomètres à l'ouest. Bergerac est à une cinquantaine de kilomètres.

Le village a porté plusieurs noms. Notre-Dame-de-Biron en 1790, puis, un temps, Mont-Rouge pendant la Révolution, quand il fallait effacer les saints du calendrier et les châteaux des cartes. Le château, lui, a survécu à la Terreur avec quelques dégâts, et le nom est revenu. En 1827, Biron a absorbé des communes voisines pour prendre son périmètre actuel.

Ce qui frappe, quand on lit l'histoire du lieu, c'est le décalage entre le poids du château et la taille du village. [Biron était le siège](https://allovoyages.fr/destinations/chateau-de-biron/) de l'une des **quatre baronnies du Périgord**. Ses seigneurs, les Gontaut-Biron, [ont fondé Monpazier](https://allovoyages.fr/destinations/monpazier-bastide/) avec le roi d'Angleterre, ont eu deux maréchaux de France, un duc décapité à la Bastille. Et le village n'a jamais dépassé quelques centaines d'âmes. Le pouvoir était ici, la population était ailleurs, dans les bastides.

![Tour ronde à toit conique et bâtiment de pierre à toit de tuiles plates au château de Biron](https://allovoyages.fr/wp-content/uploads/2026/09/biron-chateau-tour-et-grange.webp)Au château, tours et bâtiments de pierre blonde se succèdent sans chercher l'unité. Photo : Thesupermat, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.## L'église Notre-Dame-du-Bourg

On la manque facilement, parce que le regard monte vers le château. Elle est pourtant classée monument historique depuis 1961, et elle est plus ancienne que presque tout ce qui se visite là-haut.

L'église paroissiale de Biron date des **XIIe et XIIIe siècles**. Elle a remplacé une église priorale dédiée à saint Michel, qui dépendait de l'abbaye de Sarlat. Plan en croix, chevet en hémicycle, nef à plan carré voûtée en berceau, croisée du transept sous une voûte d'ogives. La façade occidentale a été reprise au XVIe siècle : portail en plein cintre à trois voussures, rose au-dessus, et un clocher-mur pour finir.

Elle est dédiée à l'Assomption. Et elle raconte, à sa manière, une bizarrerie du lieu : au château, la chapelle basse construite par Pons de Gontaut à la fin du XVe siècle servait aussi d'église paroissiale, sous le nom de Saint-Michel. Le village avait donc deux églises pour cent cinquante habitants, l'une en bas, l'autre dans l'enceinte du seigneur. La première appartenait aux gens. La seconde rappelait qui commandait.

Prenez cinq minutes pour en faire le tour avant de monter au château. La pierre est la même, la lumière est meilleure le matin.

## La boucle de Biron : 13 km, 4 heures, un château en fin de parcours

C'est la randonnée du village, celle que tout le monde fait, et elle vaut ce qu'on en dit.

**12,8 km, 191 mètres de dénivelé positif, un peu plus de quatre heures** au rythme d'un marcheur ordinaire. Le départ se prend au parking du bourg. Le balisage est jaune, celui des boucles de « petite randonnée » du Pays de Bergerac, avec quelques tronçons communs avec le GR 36. Le terrain alterne chemins forestiers, routes blanches de castine et quelques passages sur bitume. L'essentiel est à l'ombre, ce qui compte ici en juillet.

Ce qu'on traverse : des bois de chênes et de châtaigniers, des pinèdes, des prairies où pâturent des vaches, des vallons avec de petits ruisseaux franchis sur des passerelles. Ce qu'on ne traverse pas : des villages. Sur treize kilomètres, on est seul, ou presque.

Les marcheurs qui l'ont notée sur les applications signalent deux choses, et nous les reprenons parce qu'elles sont justes. Le milieu du parcours est un peu monotone, de longues lignes droites en sous-bois sans vue. Et le château n'apparaît vraiment qu'à la fin, quand on redescend vers le bourg et qu'il se dresse au-dessus des toits. C'est une récompense, pas un fil conducteur. Il faut le savoir pour ne pas être déçu au kilomètre sept.

Pour la plus belle vue extérieure sur la forteresse, montez sur les coteaux du côté du Domaine de la Tuque, que l'office de tourisme recommande aux photographes. La boucle du Château, plus courte, multiplie aussi les perspectives sur les murailles au fil du parcours.

Après la pluie, les chemins de castine tiennent bien mais les passages en prairie collent aux chaussures. Prévoyez de l'eau : il n'y a aucun point de ravitaillement sur la boucle.

## Vers Monpazier par le GR 36

Le **GR 36**, qui relie la Manche aux Pyrénées, passe par Biron et par Monpazier. Il permet de relier les deux sites à pied sans revenir sur ses pas, et c'est à notre avis la plus belle façon de les voir.

Une boucle de **19 kilomètres** part de Biron, suit le GR 36 puis un sentier de petite randonnée balisé en jaune, et revient à Monpazier par le GR. Campagne ouverte, bois, petits cours d'eau. On peut la faire dans l'autre sens et finir au marché du jeudi, ce qui règle la question du déjeuner.

En ligne droite, la liaison Biron-Monpazier fait moins de huit kilomètres. Certains la font le matin, visitent la bastide, et rentrent en fin d'après-midi par le même chemin. C'est une bonne journée, sans voiture, dans un pays qui en manque cruellement.

## Vers le sud : Saint-Avit et Lacapelle-Biron

Une autre boucle, moins connue, part de Biron vers le Lot-et-Garonne. Elle dessine un **8 d'une vingtaine de kilomètres** : Biron, le hameau du Moulinal, **Saint-Avit**, le village natal présumé du céramiste Bernard Palissy, puis **Lacapelle-Biron**, et retour par la « boucle du château ». Plusieurs balisages se succèdent, dont le jaune des PR. Il faut être attentif aux intersections.

L'intérêt de cette boucle est de changer de département sans s'en rendre compte, et de voir la vallée de la Lède depuis les hauteurs. Saint-Avit et son musée de céramique, Lacapelle-Biron et son monument de la Déportation valent l'arrêt, et [nous leur consacrons un article à part](https://allovoyages.fr/destinations/gavaudun-vallee-de-la-lede/).

Les vététistes disposent d'une variante plus longue qui relie les châteaux de Gavaudun, de Biron et la bastide de Monpazier en une journée. Le Pays de Bergerac recense **136 parcours VTT et 158 boucles pédestres** sur l'ensemble de son territoire, téléchargeables en GPX depuis le site de l'office de tourisme ou consultables sur l'application Cirkwi.

## L'été à Biron : la halle et les mardis

Le village a une halle. Sous cette halle, **tous les mardis de l'été, de 15 h à 19 h, se tient un marché de producteurs** : en 2026, il s'est tenu du 7 juillet au 25 août. Fromages, légumes, canard, fraises quand il en reste, vins de Bergerac. C'est petit, c'est en fin d'après-midi, et c'est l'un des rares moments où le village se remplit de gens qui n'y sont pas pour le château.

## Autour : Vergt-de-Biron et Capdrot

Deux kilomètres au nord, **Vergt-de-Biron** (191 habitants) a une église Notre-Dame qui vaut le coup d'œil et un nom qui embrouille tout le monde : rien à voir avec Vergt, près de Périgueux. Sur la route de Monpazier, **Capdrot** est un village-rue dont l'histoire est liée à la révolte des croquants : Buffarot, le tisserand qui mena le soulèvement de 1637, en était originaire, et il fut supplicié sur la place de Monpazier.

À partir de 1991, Capdrot, Monpazier et Biron ont été réunis dans une opération « Grand site national » destinée à protéger leur ensemble architectural. L'appellation n'est plus utilisée aujourd'hui, mais le résultat se voit : pas de zone commerciale, pas de lotissement en entrée de village, des toits de tuiles et des murs de pierre.

## Quand venir

Le pays des bastides n'a pas la saison courte du Périgord noir. **Avril et mai** sont les meilleurs mois pour marcher : les sous-bois sont verts, les chemins secs, le château ouvre à 10 h et il n'y a personne. **Juin** ajoute les soirs longs. **Juillet et août** sont chauds, mais les boucles restent praticables le matin, et c'est la période la plus animée, entre le marché du mardi et les nocturnes du château. Le village et le château restent pourtant fréquentés et accessibles le reste de l'année. **Septembre et octobre** sont, à notre avis, le moment juste : les châtaigniers virent au jaune, les cèpes sortent, Villefranche-du-Périgord tient sa fête de la châtaigne à la mi-octobre, et le château reste ouvert jusqu'à 18 h jusqu'au 1er novembre.

L'hiver ferme peu de choses. Le château ouvre tous les jours, l'après-midi seulement de novembre à la mi-décembre. Les sentiers sont boueux dans les fonds mais la castine des plateaux tient. Et un château de quatorze bâtiments sous le brouillard de janvier, vu depuis le bourg vide, n'a rien à envier à sa version d'août.

## Dormir, manger, se garer

Biron n'a ni hôtel ni supermarché. Il y a des chambres d'hôtes et des gîtes dans le bourg et les hameaux, un restaurant au pied du château, et [Monpazier à dix minutes pour tout le reste](https://allovoyages.fr/destinations/monpazier-bastide/). Le parking est au bas du village ; en août, il se remplit vers 11 h.

L'accès se fait par la D53 depuis Monpazier ou Villeréal. Pas de transport en commun. La gare la plus proche est au Buisson-de-Cadouin.

Notre conseil : dormez à Biron ou dans un hameau voisin, faites le château au matin quand il ouvre, marchez l'après-midi, et gardez Monpazier pour la fin de journée. Vous aurez vu l'essentiel du pays des bastides sans avoir repris la voiture plus de deux fois.

*Cet article a été préparé avec l'aide de l'office de tourisme du Pays de Bergerac, Vignoble & Bastides. Les tracés des boucles pédestres et VTT sont disponibles sur [pays-bergerac-tourisme.com](https://www.pays-bergerac-tourisme.com/).*

## À lire aussi sur le pays des bastides

- [Le château de Biron : mille ans d'histoire, quatorze bâtiments et un duc décapité](https://allovoyages.fr/destinations/chateau-de-biron/)
- [Monpazier : visiter la bastide modèle du Sud-Ouest, du marché du jeudi aux Festoyades](https://allovoyages.fr/destinations/monpazier-bastide/)
- [Gavaudun, Saint-Avit et Lacapelle-Biron : la vallée de la Lède, à dix minutes du château de Biron](https://allovoyages.fr/destinations/gavaudun-vallee-de-la-lede/)
- [Camping en Dordogne : le guide des campings classés](https://allovoyages.fr/sejours-et-bons-plans/campings-dordogne/)

---

*Source : [allovoyages.fr](https://allovoyages.fr/destinations/biron-dordogne/)*
