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title: "Le château de Crazannes, le Chat botté et le marquis de Carabas : ce que dit vraiment l’histoire"
description: "Il y a des châteaux qui se visitent pour leur mobilier, d’autres pour leurs jardins. Celui de Crazannes se visite d’abord pour une question à laquelle…"
url: "https://allovoyages.fr/destinations/chateau-de-crazannes/"
author: "Rédaction Allovoyages"
date: "2026-09-07T11:33:54+00:00"
lang: "fr_FR"
categories: ["Destinations"]
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# Le château de Crazannes, le Chat botté et le marquis de Carabas : ce que dit vraiment l’histoire

Il y a des châteaux qui se visitent pour leur mobilier, d'autres pour leurs jardins. Celui de Crazannes se visite d'abord pour une question à laquelle personne ne peut répondre avec certitude : Charles Perrault a-t-il pensé à cet endroit, et à l'un de ses propriétaires, en écrivant *Le Maître chat ou le Chat botté* ?

La réponse honnête est : on ne sait pas. Mais l'histoire du château est assez riche pour se passer de la certitude, et la façon dont la légende s'est construite mérite qu'on s'y arrête.

## Un des plus anciens châteaux du département

Le château de Crazannes est **classé monument historique en 1913** — il figure ainsi parmi les tout premiers châteaux privés de France à avoir obtenu ce classement, à une époque où la protection allait presque exclusivement aux édifices publics et religieux.

L'édifice actuel est **construit au XIVe siècle**, sur les fondations d'une forteresse plus ancienne dont les origines remontent au XIe. Les campagnes de travaux se poursuivent ensuite pendant quatre siècles, jusqu'au XVIIIe, ce qui donne à l'ensemble sa physionomie composite.

Ce qu'il faut regarder :

**La façade nord.** C'est la pièce maîtresse. Elle porte un décor de sculptures sur pierre d'un gothique flamboyant remarquable — dentelle de pierre, accolades, motifs végétaux. Ce n'est pas un hasard si ce décor se trouve ici : nous sommes au pays de la [pierre de Crazannes](/destinations/pierre-de-crazannes/), un calcaire assez fin pour accepter ce type de travail. Les carrières qui l'ont fourni sont à quelques centaines de mètres, et [elles se visitent](/destinations/carrieres-de-crazannes/).

**La tour cylindrique**, couronnée de créneaux et coiffée d'une toiture pointue, qui donne au château sa silhouette reconnaissable.

**La chapelle romane du XIe siècle** et le donjon, vestiges de la forteresse antérieure.

**Le pigeonnier du XVIIe siècle** — un colombier, dans le vocabulaire de l'époque, dont le nombre de boulins était proportionnel à l'étendue du domaine et donc au rang de son propriétaire.

**Le parc**, planté d'arbres centenaires, dominant la prairie de la Charente. Il figure au pré-inventaire des jardins remarquables. C'est un moment très apprécié de la visite : la quiétude de la campagne, les grands arbres, les prairies dominées par la présence du château.

![Détail des sculptures sur pierre de la façade nord du château de Crazannes](https://allovoyages.fr/wp-content/uploads/2026/09/chateau-de-crazannes-facade-nord-sculptures.jpg)Le décor sculpté de la façade nord, taillé dans le calcaire extrait à quelques centaines de mètres de là. Photo : Paul Chenard — Château de Crazannes.## Le Prince Noir et François Ier : deux visites que la tradition seule rapporte

Deux passages illustres sont attachés au lieu. Le château nous a confirmé, et c'est à son honneur, que **ni l'un ni l'autre n'est attesté par un document** : les deux relèvent de la tradition orale. Nous les racontons donc pour ce qu'ils sont.

**Le Prince Noir**, vers **1362**. Édouard de Woodstock, fils aîné d'Édouard III d'Angleterre, est cette année-là prince d'Aquitaine, et sa présence dans la région est, elle, attestée. Le contexte rend l'étape plausible sans la prouver : nous sommes en pleine guerre de Cent Ans, dans une Saintonge disputée, à une trentaine de kilomètres de Taillebourg où Louis IX avait battu les Anglais et leurs alliés poitevins un siècle plus tôt, les 22 et 24 juillet 1242. Crazannes est un point de passage stratégique en ces temps troublés. Pourquoi pas, donc — mais rien ne le documente.

**François Ier**, en **1519**. La tradition situe l'étape lors d'un voyage du roi vers **Cognac, sa ville natale**, à une cinquantaine de kilomètres : il s'y serait arrêté le temps d'une nuit. Le roi a vingt-cinq ans, il règne depuis quatre ans, il vient de gagner Marignan et il n'a pas encore perdu Pavie. La cour se déplace alors constamment et les grandes maisons de province l'hébergent à tour de rôle, ce qui rend le récit vraisemblable. Là encore, aucune source ne le confirme.

La précaution peut sembler tatillonne. Elle ne l'est pas : la plupart des châteaux de France affichent leur nuit royale comme un fait acquis. Celui-ci préfère dire qu'il n'en sait rien, et c'est un bon indice de ce que valent ses autres affirmations.

![La chapelle romane du XIe siècle du château de Crazannes](https://allovoyages.fr/wp-content/uploads/2026/09/chateau-de-crazannes-chapelle-romane.jpg)La chapelle romane du XIe siècle, vestige de la forteresse antérieure au château actuel. Photo : Paul Chenard — Château de Crazannes.## Le marquis de Carabas : ce que l'on peut dire, et ce que l'on ne peut pas

Voici l'histoire telle qu'elle est racontée sur place, et telle que nous la restituons.

Au XVIIe siècle, le château appartient à la famille **Gouffier**. Le propriétaire de cette époque porte, selon la tradition locale, le titre de **comte de Caravaz**. Or, dans le conte de Perrault, le chat fait passer son maître, un fils de meunier sans un sou, pour un grand seigneur qu'il baptise **marquis de Carabas**. La proximité entre les deux noms est frappante, et c'est de là que vient le surnom du château.

Le château nous a communiqué ce que l'on sait de cet homme, et c'est plus précis que ce qui circule d'ordinaire. Il s'appelle **Jules Gouffier**, il est **né en 1636**, il descend d'une importante famille poitevine, et il devient **seigneur de Crazannes par son mariage avec Louise Acarie**, qui lui apporte la seigneurie. On ignore la date de sa mort comme celle de ce premier mariage ; on sait qu'il se remarie en **1664**. Il aurait tenu Crazannes une dizaine d'années, **dans les années 1650-1660**. Il est, à huit ans près, le contemporain exact de Charles Perrault, né en 1628.

Le titre, lui, est bien plus ancien que lui. **Caravaz est un titre italien** — de *Carravaggio* — porté par plusieurs membres de la famille Gouffier, et il **remonte à Artus Gouffier, au début du XVIe siècle**. Ce n'est donc pas une curiosité locale isolée, mais un titre de maison, transmis de génération en génération, attaché à une famille dont la fortune fut spectaculaire sous Louis XII et François Ier.

C'est cette dernière remarque qui donne au rapprochement sa lecture la plus intéressante. Le *Chat botté* est l'histoire d'une ascension sociale fabriquée de toutes pièces ; la maison Gouffier est un cas d'ascension rapide et bien réelle. Les contes de Perrault se lisaient couramment, en seconde lecture, comme des **critiques sociales**. Si Perrault avait cette famille en tête, le conte n'est pas un hommage à un château : c'est une pique adressée à une fortune.

*Le Maître chat ou le Chat botté* paraît en **1697**, dans le recueil des *Histoires ou contes du temps passé*. Perrault a alors soixante-neuf ans ; il est un homme de cour, ancien commis de Colbert, membre de l'Académie française. Il connaissait sans aucun doute une bonne partie de la noblesse provinciale de son temps, et rien n'interdit qu'il ait eu connaissance du titre de Caravaz.

**Mais rien ne le prouve non plus.** Perrault n'a laissé aucune indication sur ses sources d'inspiration pour ce conte, dont on connaît par ailleurs des versions antérieures en Italie — chez Straparole au XVIe siècle, chez Basile au XVIIe. Le chat rusé qui fait la fortune de son maître est un motif de conte qui circulait bien avant lui.

Nous avons demandé au château si une source ancienne — un érudit local du XVIIIe ou du XIXe siècle, un acte, un texte daté — faisait déjà le rapprochement. La réponse est non : **l'origine de ce rapprochement n'est pas connue**, même si des historiens et des spécialistes de Perrault le reprennent. La piste est donc sérieusement portée, mais personne ne sait remonter à celui qui l'a formulée le premier.

Nous écrivons donc ceci, et pas autre chose : **le rapprochement entre le comte de Caravaz et le marquis de Carabas est une tradition locale plausible, dont il n'existe pas de démonstration.** Cela n'enlève rien à la visite. Cela l'améliore, même : un château qui assume l'incertitude est plus intéressant qu'un château qui invente une certitude.

## Le conte lui-même : ce que Perrault a écrit, et ce qu'il a repris

Il vaut la peine de relire le conte, parce que sa mécanique éclaire le rapprochement.

Un meunier meurt en laissant trois fils. L'aîné hérite du moulin, le cadet de l'âne, le dernier d'un chat. Le chat réclame une paire de bottes et un sac, puis entreprend méthodiquement de fabriquer à son maître une position sociale : il porte du gibier au roi de la part d'un « marquis de Carabas » qui n'existe pas, fait passer son maître pour noyé afin qu'on l'habille, terrorise les paysans pour qu'ils déclarent au roi que les terres appartiennent au marquis, et pour finir dévore un ogre qu'il a poussé à se changer en souris — récupérant ainsi le château. Le faux marquis épouse la princesse.

C'est, de tous les contes de Perrault, **le plus cynique** : rien n'y est mérité, tout y est manœuvré, et la morale finale ne moralise rien. Ce qui triomphe, c'est l'industrie d'un serviteur et l'apparence d'un titre.

Le motif n'est pas de Perrault. On en connaît des versions antérieures en Italie, chez Straparole au XVIe siècle et chez Basile au XVIIe : le chat rusé qui fait la fortune d'un maître pauvre circulait bien avant 1697. Ce que Perrault y apporte, c'est le décor de la cour de Louis XIV, le vocabulaire nobiliaire — et ce titre de « marquis de Carabas », qu'il fallait bien inventer et qui sonne comme un nom réel légèrement déformé.

C'est exactement ce qui rend la tradition de Crazannes crédible sans la rendre démontrable.

Ce qui est certain, en revanche, c'est que la Charente-Maritime possède deux châteaux de conte de fées à moins de vingt kilomètres l'un de l'autre. Car à Saint-Porchaire, **le château de la Roche Courbon** doit son sauvetage à Pierre Loti, qui l'avait connu abandonné, l'appelait « le château de la Belle au bois dormant » et lança le 21 octobre 1908 un appel dans la presse pour empêcher sa destruction. Il fut entendu. Le Chat botté d'un côté, la Belle au bois dormant de l'autre : sur ce point, le canton est bien pourvu.

## Visiter le château de Crazannes : horaires et tarifs 2026

Ces informations nous ont été communiquées directement par le château. Elles règlent une question qui restait sans réponse claire en ligne : oui, le château se visite.

![Vue générale du château de Crazannes en Charente-Maritime](https://allovoyages.fr/wp-content/uploads/2026/09/chateau-de-crazannes-vue-generale.jpg)Le château de Crazannes, ouvert à la visite du 1er avril au 31 octobre. Photo : Paul Chenard — Château de Crazannes.Le château est **ouvert du 1er avril au 31 octobre**.

| Période | Jours | Horaires |
|---|---|---|
| Juillet et août | Tous les jours | 10 h – 18 h |
| Avril, mai, juin et septembre | Du jeudi au lundi inclus | 13 h – 18 h |
| Octobre | Du vendredi au lundi inclus | 13 h – 17 h |

**Appelez avant de venir.** Le château accueille des privatisations — mariages, réceptions — qui entraînent la fermeture du site un ou plusieurs jours, y compris en pleine saison. C'est la seule vraie difficulté de cette visite, et elle se règle en un coup de fil : **05 46 90 15 94**. Le site du château est [chateaucrazannes.fr](https://chateaucrazannes.fr/).

### Tarifs 2026

La visite se fait **en autonomie**, sans guide. Les tarifs ci-dessous sont ceux de la **saison 2026**, communiqués par le château le 7 septembre 2026.

| Formule | Adulte | Enfant (7 à 14 ans) |
|---|---|---|
| Château et parc | 10 € | 6 € |
| Extérieurs seuls | 6 € | 4 € |
| Visite guidée, groupes constitués sur réservation | 12 € | — |

**Le parc suit les horaires du site** et peut se visiter seul : la formule « extérieurs » à six euros donne accès au parc et aux abords sans entrer dans le château. Il n'y a pas de visite commentée des jardins.

Un parc de stationnement gratuit de trois mille mètres carrés dessert l'ensemble. L'adresse est **22 rue du Château, 17350 Crazannes**.

### Ce que l'on voit de l'extérieur, sans entrer

La question mérite d'être posée, parce que la réponse est contre-intuitive.

On peut faire librement le tour du domaine. Mais **la façade nord — la plus belle — n'est que difficilement visible depuis l'extérieur** : il faut se placer en contrebas, dans les prairies, et encore, seulement lorsque les arbres ont perdu leurs feuilles. Si vous venez pour la dentelle de pierre du gothique flamboyant, il faut entrer.

![La grosse tour ronde crénelée du château de Crazannes](https://allovoyages.fr/wp-content/uploads/2026/09/chateau-de-crazannes-tour-ronde-crenelee.jpg)La grosse tour ronde crénelée, bien visible depuis l'extérieur du domaine. Photo : Paul Chenard — Château de Crazannes.Ce que l'on voit bien, en revanche : **la façade sud**, reconstruite dans la première moitié du XXe siècle, **la grosse tour ronde** et **le donjon**. On aperçoit **la chapelle** et **les douves**.

### Dormir sur place : ce n'est plus possible à titre individuel

Plusieurs guides annoncent encore des chambres d'hôtes au château. **Ce n'est plus le cas.** Le château nous a confirmé que **les hébergements sont désormais entièrement dédiés à l'activité de réception et d'événementiel** : un couple ou une famille ne peut pas y réserver une nuitée.

Cette activité de réception — le château revendique une quarantaine de mariages par an — n'est pas un détail commercial. C'est, ici comme dans la plupart des monuments historiques privés, ce qui paie les toitures.

## Une journée autour du château

Crazannes est un village de **quatre cent quarante-deux habitants** (recensement 2023) sur moins de cinq kilomètres carrés, à treize kilomètres de Saintes. Le château seul ne fait pas une journée ; combiné, le secteur en fait facilement deux.

**Le matin — les carrières.** À quelques centaines de mètres, les anciennes carrières de pierre forment aujourd'hui un canyon de calcaire blanc envahi par le lierre et les fougères. Le parcours des carriers fait six cent cinquante mètres, dix escaliers et deux cent quatre-vingts marches, pour environ une heure. Sept euros. C'est le site qui explique la pierre du château.

**Le midi — les Lapidiales.** À Port-d'Envaux, une autre carrière abandonnée où des sculpteurs du monde entier taillent les parois depuis 2001. Accès libre, gratuit, sans horaires. Un [sentier balisé y mène depuis Crazannes](/destinations/randonnee-carrieres-crazannes-lapidiales/) pour ceux qui veulent marcher.

**L'après-midi — la Roche Courbon ou Saintes.** Le château de la Belle au bois dormant et ses jardins à la française à Saint-Porchaire ; ou bien Saintes, son amphithéâtre du Ier siècle, son arc romain de 18-19 après Jésus-Christ et [sa crypte inscrite au patrimoine mondial](/destinations/visiter-saintes/).

**En prolongement — la Charente.** Le fleuve coule en contrebas, au-delà des prairies que domine le parc. Port-d'Envaux, Taillebourg et Saint-Savinien s'égrènent sur ses rives ; on peut les enchaîner en voiture, à vélo ou en canoë.

![Le pigeonnier du XVIIe siècle du château de Crazannes](https://allovoyages.fr/wp-content/uploads/2026/09/chateau-de-crazannes-pigeonnier.jpg)Le pigeonnier du XVIIe siècle : le nombre de boulins signalait l'étendue du domaine. Photo : Paul Chenard — Château de Crazannes.## Un classement de 1913, et ce que cela raconte

On passe vite sur les dates de classement. Celle-ci mérite qu'on s'y arrête.

La loi du 31 décembre 1913 est le texte fondateur de la protection du patrimoine en France, celui qui régit encore aujourd'hui les monuments historiques. Dans les premières années de son application, l'essentiel des protections va aux édifices publics et religieux : cathédrales, églises, remparts, monuments antiques. Les demeures privées, dont l'État ne veut pas assumer l'entretien, sont classées avec prudence — et rarement contre l'avis de leurs propriétaires, puisque le classement crée des servitudes.

Que le château de Crazannes figure **parmi les tout premiers châteaux privés classés** signifie donc deux choses. D'abord que sa valeur architecturale était reconnue très tôt, et l'on peut supposer que la façade nord et son décor flamboyant y ont été pour beaucoup. Ensuite qu'un propriétaire a accepté, il y a plus d'un siècle, de restreindre ses droits sur son bien pour le protéger.

C'est aussi ce qui explique l'état actuel de l'édifice. Un monument classé ne se transforme pas librement : chaque intervention passe par l'architecte des Bâtiments de France. C'est une contrainte lourde pour une propriété privée qui doit s'autofinancer — d'où, ici comme dans la plupart des châteaux privés français, une activité de réception et d'hébergement. Les mariages paient les toitures.

![Intérieur du pigeonnier du château de Crazannes et ses boulins](https://allovoyages.fr/wp-content/uploads/2026/09/chateau-de-crazannes-pigeonnier-interieur-boulins.jpg)L'intérieur du pigeonnier et ses boulins, les niches où nichaient les pigeons. Photo : Paul Chenard — Château de Crazannes.## Pourquoi ce château mérite un détour

Il ne faut rien exagérer : Crazannes n'est ni Chambord ni Chenonceau, et le département compte des monuments plus spectaculaires.

Mais il a trois choses pour lui. Il est **très ancien** — un XIVe siècle sur des bases du XIe, ce qui n'est pas courant en Charente-Maritime. Il est **classé depuis 1913**, ce qui, pour une propriété privée, dit quelque chose de la qualité de sa façade nord. Et il est **au bon endroit** : au milieu du pays de la pierre, à quelques minutes du site qui a fourni le calcaire de la moitié des monuments de la région.

Reste le chat. Il est possible qu'il n'ait jamais mis les bottes ici. Mais un village de quatre cent quarante-deux habitants qui a donné son nom, peut-être, au marquis de Carabas et sa pierre, sûrement, à Fort Boyard, a le droit de raconter les deux histoires.

## Note de rédaction

Les conditions de visite, les tarifs, le statut des hébergements, la description de ce que l'on voit depuis l'extérieur, l'identité de Jules Gouffier et l'origine du titre de Caravaz nous ont été communiqués **par le château de Crazannes le 7 septembre 2026**. Le château a également précisé que les passages du Prince Noir et de François Ier relèvent de la seule tradition orale, ce que nous avons répercuté dans le texte.

Photographies : © Paul Chenard, propriétaire du château de Crazannes, reproduites avec son autorisation.

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*Source : [allovoyages.fr](https://allovoyages.fr/destinations/chateau-de-crazannes/)*
