---
title: "Le château du Schlossberg à Forbach : la tour, le parc et les 118 marches"
description: "Vue de la ville, la silhouette est parfaite : une tour octogonale sur une butte boisée, exactement là où l’on attend un château fort. Elle a…"
url: "https://allovoyages.fr/destinations/chateau-du-schlossberg-forbach/"
author: "Rédaction Allovoyages"
date: "2026-10-05T15:28:22+00:00"
lang: "fr_FR"
categories: ["Destinations"]
---

# Le château du Schlossberg à Forbach : la tour, le parc et les 118 marches

Vue de la ville, la silhouette est parfaite : une tour octogonale sur une butte boisée, exactement là où l'on attend un château fort.

Elle a cent trente-cinq ans.

C'est le premier fait à connaître sur le Schlossberg, et il ne diminue en rien l'intérêt du lieu — au contraire. Ce que l'on monte à Forbach n'est pas un donjon médiéval conservé, c'est un donjon médiéval **rêvé**, construit à la fin du XIXe siècle sur les ruines du vrai, par une administration allemande qui avait ses idées sur ce à quoi devait ressembler un passé lorrain.

## Sept siècles en quelques dates

**XIe-XIIIe siècle.** L'origine de la forteresse est discutée : on la situe entre le XIe et le début du XIIIe siècle. La première mention écrite date de **1257**, dans un acte concernant Thédoric de Werde. Il y a alors un donjon carré et un palais.

**Après 1431.** Arnold VI de Sierck agrandit et fortifie l'ensemble : enceintes élargies, nouvelles portes. Une tour ronde est élevée à sa demande en 1437. Au XIVe et au XVe siècle, le Schlossberg est devenu une place forte de premier ordre — ce qui, sur une frontière disputée entre le duché de Lorraine, l'Empire et la France, n'a rien d'anodin.

**Milieu du XVIe siècle.** Les seigneurs de Hohenfels transforment la forteresse en **palais fortifié Renaissance**, avec tours d'angle et bastions. On passe de la défense à la représentation, sans renoncer tout à fait à la première.

**1591.** Le château est pillé.

**14 décembre 1634.** Il est rasé, pendant la guerre de Trente Ans, sur ordre de Louis XIII exécuté par le maréchal de La Force. La politique de Richelieu en Lorraine consistait alors à supprimer méthodiquement tout ce qui pouvait servir d'appui à une puissance rivale. Le Schlossberg n'était pas visé pour lui-même : il était sur la liste.

**1891.** L'Alsace-Lorraine est allemande depuis vingt ans. La tour octogonale que l'on voit aujourd'hui est construite sur les vestiges, haute de près de **vingt-huit mètres**, par l'architecte **Paul Tornow**, sur commande de la famille Adt.

**1919.** Le parc devient propriété communale.

**Années 1950.** La tour, endommagée pendant la Seconde Guerre mondiale, est restaurée.

## Paul Tornow, ou pourquoi cette tour ressemble à ça

Le nom ne dit rien au visiteur, et c'est dommage, parce qu'il explique tout.

Paul Tornow est l'architecte qui a dirigé pendant plus de trente ans le chantier de restauration de la **cathédrale de Metz**, sous administration allemande. C'était l'homme des grands travaux de mise en forme du patrimoine mosellan de l'époque : un praticien du néogothique, convaincu qu'un monument devait être rendu à l'état où il aurait dû être plutôt qu'à celui où on l'avait trouvé.

La tour du Schlossberg relève exactement de cette doctrine. Elle n'imite pas ce qui existait — la tour de 1437 était ronde, celle-ci est octogonale. Elle propose une idée de forteresse, appuyée sur des fondations réelles, avec la conviction tranquille du XIXe siècle qu'il n'y a pas de contradiction.

On peut trouver cela discutable. On peut aussi noter que sans cette intervention, il ne resterait de la place forte de Forbach que quelques assises de pierre dans les broussailles.

## Monter la tour

**Cent dix-huit marches**, et l'on arrive à trois cent vingt-huit mètres d'altitude.

La vue porte sur trois choses. La ville de Forbach d'abord, dont on lit d'un coup la structure : le centre ancien, les extensions ouvrières, les cités. La vallée de la Rosselle ensuite, qui file vers l'ouest, et où l'on distingue par temps clair les chevalements et les terrils du bassin houiller. L'Allemagne enfin — la Sarre commence à quelques kilomètres, et Sarrebruck est à neuf minutes de train.

C'est un panorama qui explique le territoire mieux que n'importe quel panneau : on voit la frontière, on voit l'industrie, on voit pourquoi il y a eu ici une forteresse.

## 1891 : pourquoi une tour néogothique sur une butte lorraine

Il faut se remettre dans le contexte pour comprendre ce chantier.

En 1891, la Moselle est allemande depuis vingt ans. Le Reich mène dans la région une politique patrimoniale considérable : restauration de la cathédrale de Metz, dégagement et consolidation de châteaux forts, aménagement de belvédères. L'idée n'est pas seulement de conserver — elle est de **démontrer** que ce territoire appartient à un espace culturel germanique dont il faut rendre les monuments lisibles.

Le XIXe siècle européen tout entier est d'ailleurs saisi par cette fièvre : on relève des donjons du Rhin à l'Écosse, on redresse des murailles, on invente des créneaux. Viollet-le-Duc fait exactement la même chose en France au même moment, à Pierrefonds et à Carcassonne, avec la même conviction qu'un monument doit être restitué dans son état idéal plutôt que laissé dans son état réel.

La tour du Schlossberg appartient à cette famille-là. Elle ne ment pas vraiment — on sait qu'elle date de 1891, c'est écrit partout — mais elle propose une image du Moyen Âge qui doit autant au goût de son époque qu'aux vestiges sur lesquels elle repose.

C'est ce qui la rend, aujourd'hui, doublement intéressante : elle documente à la fois la forteresse médiévale et la manière dont 1891 se représentait le Moyen Âge.

## Ce qu'il reste du château médiéval

![La tour du Schlossberg de Forbach et un pan de rempart en grès](https://allovoyages.fr/wp-content/uploads/2026/10/chateau-du-schlossberg-forbach-tour-rempart.webp)La tour du Schlossberg et ses remparts. Photo : Fly-Pixel / Office de tourisme du Pays de Forbach.La réponse honnête : peu de chose en élévation, et il ne faut pas venir en s'attendant à des ruines romantiques dressées.

Ce qui subsiste tient dans les substructions, quelques pans d'appareil ancien et le tracé général de la plateforme sommitale, sur laquelle la tour de 1891 a été plantée. La destruction de 1634 a été méthodique : il ne s'agissait pas d'un siège manqué, mais d'une démolition ordonnée, et les démolitions ordonnées du XVIIe siècle étaient très efficaces.

Cela n'enlève rien à l'intérêt du lieu. Une place forte de premier ordre a tenu ici pendant quatre siècles, sur une butte qui commande la vallée. Le meilleur document, sur place, n'est pas la pierre : c'est le relief.

## Lire Forbach depuis la tour

Prenez trois minutes en haut, avant de redescendre, et regardez dans l'ordre.

**Au premier plan, le centre ancien.** Compact, resserré, avec l'hôtel de ville et les rues commerçantes. C'est la ville d'avant le charbon, celle d'un chef-lieu de canton lorrain de quelques milliers d'habitants.

**Juste après, les extensions du XIXe et du XXe siècle.** Elles sont d'une autre nature : plus régulières, plus alignées, souvent construites d'un seul tenant. C'est la ville du charbon, celle qui a triplé de taille en une génération quand les houillères ont eu besoin de loger leurs ouvriers.

**Vers l'ouest, la vallée de la Rosselle.** C'est l'axe industriel. Par temps clair, on distingue les chevalements et les terrils du bassin houiller — dont ceux de Petite-Rosselle, à six kilomètres.

**Vers le nord et l'est, l'Allemagne.** La frontière est à quelques kilomètres, Sarrebruck à neuf minutes de train. Et depuis cette tour construite par une administration allemande, on regarde aujourd'hui vers l'Allemagne comme vers un pays voisin ordinaire. C'est la meilleure conclusion possible pour une visite qui commence par une bataille du XIIIe siècle.

## Le parc, en pratique

![Vue aérienne du parc du Schlossberg et de sa tour dominant la ville de Forbach](https://allovoyages.fr/wp-content/uploads/2026/10/schlossberg-forbach-vue-aerienne.webp)Le parc du Schlossberg et Forbach, vus du ciel. Photo : Fly-Pixel / Office de tourisme du Pays de Forbach.Il ne faut pas réduire le Schlossberg à sa tour : le parc qui l'entoure est un vrai équipement urbain, boisé, en pente, et il est **ouvert librement toute l'année**.

C'est là que les Forbachois montent marcher, courir, promener un chien ou s'asseoir. C'est là aussi que se tient une bonne partie de la vie événementielle de la ville : la fête médiévale, le week-end du 15 août, et le marché de Noël, de fin novembre au 24 décembre. Le site accueille un restaurant gastronomique, Le Schlossberg, où la réservation est obligatoire, une salle des congrès et des espaces de loisirs, ce qui en fait un lieu où l'on peut rester — contrairement à beaucoup de ruines perchées où l'on monte, on regarde, on redescend.

Concrètement : si la tour est fermée le jour de votre passage, la visite reste intéressante. Vous perdez cent dix-huit marches et une vue plus haute ; vous ne perdez pas le lieu.

## Horaires, accès, pratique

**L'ouverture de la tour est limitée.** Elle ouvre **selon les évènements**, et non à jours fixes. Pour connaître les prochaines dates, contactez l'office de tourisme ou la mairie de Forbach. La montée est recommandée à partir de six ans.

C'est le point à retenir avant de programmer sa venue : le Schlossberg n'est pas un monument ouvert tous les jours. Si la montée de la tour est votre objectif principal, renseignez-vous avant de partir.

**Le parc, lui, est en accès libre.** C'est un vrai parc urbain, boisé, en pente, qui sert de poumon vert à la ville et de cadre à une bonne partie de ses événements. Un parking se trouve à l'entrée du parc ; de là, comptez dix à quinze minutes de marche montante jusqu'au pied de la tour. Le parc est praticable avec une poussette ; le dénivelé le rend en revanche peu commode pour les personnes à mobilité réduite.

Le site accueille aujourd'hui un restaurant, une salle des congrès — elle se loue auprès de l'office de tourisme du Pays de Forbach — et des espaces de loisirs. Il y a donc de quoi rester, ce qui n'est pas toujours vrai des ruines perchées.

## Combien de temps prévoir

**Trente minutes** si vous montez la tour et redescendez.

**Une heure** si vous ajoutez le tour du parc, ce que nous recommandons : c'est une promenade agréable, et le point de vue se mérite mieux après quelques lacets à pied.

**Une demi-journée** si vous enchaînez avec le centre de Forbach et la chapelle Sainte-Croix, à pied. C'est la formule qui rend la visite cohérente : le Schlossberg seul est un point de vue, le Schlossberg avec la ville en dessous est une leçon d'histoire urbaine.

## Un mot sur le nom

*Schlossberg* signifie littéralement « la montagne du château », en allemand comme en francique lorrain, la langue régionale encore parlée dans le secteur.

Le toponyme est banal : on trouve des Schlossberg dans toute l'aire germanique, en Alsace, en Sarre, en Bade-Wurtemberg, en Autriche. Ce n'est pas un nom propre, c'est une description — et cette banalité même dit quelque chose du territoire. Ici, les lieux se nomment dans une langue qui n'est pas celle de l'administration, et cela n'a jamais posé de problème à personne.

## Un piège à éviter quand on cherche l'information en ligne

Il existe à Forbach un restaurant qui s'appelle **Le Schlossberg**. Il occupe les premières places des résultats de recherche, souvent devant le monument lui-même.

Si vous cherchez des horaires de visite et que vous tombez sur une carte des plats, vous n'êtes pas fou : vous êtes juste sur l'autre Schlossberg. Pour les informations de visite, passez par l'office de tourisme du Pays de Forbach ou par la ville de Forbach.

## Le château Barrabino, l'autre château de Forbach

On l'oublie souvent : le Schlossberg n'est pas le seul édifice de ce nom en ville.

L'office de tourisme est installé dans le **château Barrabino**, avenue Saint-Rémy. C'est là qu'il faut commencer si l'on veut des brochures, des cartes de randonnée ou une visite guidée. Le bâtiment lui-même vaut le coup d'œil.

## Que voir autour

Le Schlossberg se combine bien avec le reste de Forbach en une demi-journée à pied.

La **chapelle Sainte-Croix**, chemin de la Chapelle Sainte-Croix, est le seul monument classé de la ville — chapelle gothique du XIIIe siècle, classée en 1937, ouverte toute l'année de 8 heures à la tombée de la nuit. C'est aussi une porte d'entrée française du chemin de Saint-Jacques : les pèlerins allemands y font tamponner leur crédencial.

![La chapelle gothique Sainte-Croix de Forbach, en grès rose, et son parvis pavé](https://allovoyages.fr/wp-content/uploads/2026/10/chapelle-sainte-croix-forbach.webp)La chapelle Sainte-Croix, à Forbach. Photo : Office de tourisme du Pays de Forbach.Pour l'autre versant de l'histoire locale, celui du charbon, il faut sortir de la ville : le **Parc Explor Wendel**, à Petite-Rosselle, est à six kilomètres. [Parc Explor Wendel : visite, tarifs et horaires](/destinations/parc-explor-wendel-visite-tarifs-horaires/)

Pour l'histoire militaire, les **hauteurs de Spicheren** sont à sept kilomètres au sud-est, sur le champ de bataille du 6 août 1870. [1870 : la bataille de Spicheren, sur le terrain](/destinations/hauteurs-de-spicheren-bataille-1870/)

## Faut-il y aller ?

Si vous cherchez un château fort authentique, la réponse honnête est non : il n'en reste que les fondations et une reconstitution du XIXe siècle.

Si vous cherchez un point de vue qui donne la clé d'un territoire frontalier, un parc agréable en pleine ville et une leçon d'histoire sur la manière dont chaque époque réécrit son Moyen Âge, alors oui, très clairement — et c'est une visite courte, gratuite pour le parc, faisable en fin d'après-midi.

Le meilleur moment : la fin de journée en été, quand la lumière descend sur la vallée de la Rosselle et que l'on distingue nettement, de l'autre côté, les lumières de la Sarre. [Les incontournables du Pays de Forbach](/destinations/incontournables-pays-de-forbach-moselle-est/)

### Pour aller plus loin

- [Que faire en Moselle-Est ? Les incontournables du Pays de Forbach](/destinations/incontournables-pays-de-forbach-moselle-est/)
- [Descendre dans une mine de charbon en France : ce qui est encore possible](/destinations/descendre-dans-une-mine-de-charbon-en-france/)
- [Parc Explor Wendel : visite, tarifs et horaires](/destinations/parc-explor-wendel-visite-tarifs-horaires/)
- [1870 : comprendre la bataille de Spicheren en marchant sur le terrain](/destinations/hauteurs-de-spicheren-bataille-1870/)
- [Balades autour de Forbach : la carrière Simon, le Hérapel et le circuit du galibot](/destinations/randonner-autour-de-forbach-carriere-simon-herapel/)
- [Un week-end en Moselle-Est, à vélo ou en voiture](/destinations/week-end-en-moselle-est-velo-visavis/)
- [Visiter Strasbourg : que voir, où manger et où chiner](/destinations/visiter-strasbourg/)
- [Que faire à Nancy : les incontournables et nos conseils](/destinations/france/que-faire-a-nancy/)

*Informations pratiques vérifiées en octobre 2026 avec l'[office de tourisme du Pays de Forbach](https://paysdeforbach.com/). Horaires et tarifs à confirmer avant votre visite.*

---

*Source : [allovoyages.fr](https://allovoyages.fr/destinations/chateau-du-schlossberg-forbach/)*
