---
title: "Que faire à Tirana : Bunk’Art, Blloku, mont Dajti et excursions en 2 à 4 jours"
description: "À Tirana, la capitale de l’Albanie, on vient comprendre quarante ans de dictature d’Enver Hoxha et voir ce qu’une ville en a fait : la place…"
url: "https://allovoyages.fr/destinations/europe/que-faire-a-tirana/"
author: "Sébastien Joumel"
date: "-001-11-30T00:00:00+00:00"
lang: "fr_FR"
categories: ["Europe"]
---

# Que faire à Tirana : Bunk’Art, Blloku, mont Dajti et excursions en 2 à 4 jours

**À Tirana, la capitale de l'Albanie, on vient comprendre quarante ans de dictature d'Enver Hoxha et voir ce qu'une ville en a fait : la place Skanderbeg et la mosquée Et'hem Bey, les deux musées-bunkers Bunk'Art, la Maison des feuilles de l'ancienne police secrète, la pyramide sur laquelle on grimpe, les cafés du Blloku et le téléphérique du mont Dajti. Deux jours suffisent pour la ville, trois ou quatre avec Kruja, Durrës ou Berat en excursion, pour un budget plus doux que sur la côte. Pour le reste du pays, de la Riviera aux Alpes albanaises, partez de [notre guide du voyage en Albanie](https://allovoyages.fr/destinations/europe/voyage-albanie/).**

*Vérifié le 8 novembre 2026 : sécurité et formalités (diplomatie.gouv.fr, fiches du 15 septembre 2026), navettes de l'aéroport (site de l'aéroport international de Tirana), horaires de Bunk'Art 1 (site du musée), de la Maison des feuilles (municipalité de Tirana) et du téléphérique (Dajti Ekspres), bus vers Kruja, Berat et le terminal (Adventure Albania), tarifs des musées (guides de 2026, faute de grille officielle complète), taux de change (Pound Sterling Live, octobre 2026).*

L'Albanie est en vigilance normale sur tout son territoire selon le ministère des Affaires étrangères, qui juge la petite délinquance moins élevée que dans la plupart des grandes villes occidentales. À Tirana, le danger le plus réel est la circulation : traversez aux feux, et regardez deux fois.

## La place Skanderbeg et le centre historique

La visite commence sur la **place Skanderbeg**, immense dalle piétonne refaite en 2017, légèrement bombée, bordée de jets d'eau et de petits jardins. Au centre, la statue équestre du héros national, qui tint tête aux Ottomans au XVe siècle ; autour, le Palais de la culture et l'Opéra, le Musée historique national et sa grande mosaïque, et les ministères de l'époque italienne qui ouvrent le boulevard des Martyrs de la Nation vers le sud.

![La mosquée Et'hem Bey, avec son portique à arcades peint, sa coupole et son minaret blanc, sous un ciel bleu, au bord de la place Skanderbeg](https://allovoyages.fr/wp-content/uploads/2026/11/mosquee-ethem-bey-tour-horloge.webp)La mosquée Et'hem Bey, au bord de la place Skanderbeg Photo : Ravi Dwivedi, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.À l'angle de la place, la **mosquée Et'hem Bey**, achevée au début du XIXe siècle, est l'un des rares édifices anciens du centre à avoir traversé le régime, qui avait interdit toute pratique religieuse en 1967. Ses fresques de paysages, d'arbres et de cascades sont une rareté dans l'art islamique. L'entrée est libre hors des heures de prière : épaules et genoux couverts, chaussures retirées. Juste derrière, la **tour de l'Horloge**, du XIXe siècle elle aussi, donne une vue dégagée sur la place.

À cinq minutes à pied vers l'est, le **Pazari i Ri** (le « nouveau bazar ») est le marché couvert du quartier, rénové en 2017 : fruits, fromages, olives, miel et raki au comptoir, et des restaurants tout autour. C'est le meilleur endroit pour un déjeuner simple, et pour repartir avec un pot de miel de montagne.

## Bunk'Art 1 et Bunk'Art 2 : les bunkers de Hoxha

Le régime a construit plus de 170 000 bunkers dans le pays, de l'abri individuel en béton aux complexes souterrains. Deux d'entre eux sont devenus des musées, sous le même nom et avec des sujets différents.

- **Bunk'Art 2**, en plein centre, à deux pas de la place Skanderbeg : on y entre par un petit dôme de béton. C'est l'abri antiatomique du ministère de l'Intérieur, consacré à l'histoire de la police et de la Sigurimi, la police politique : couloirs, cellules, instruments d'écoute. Comptez une heure.
- **Bunk'Art 1**, au pied du mont Dajti, à 4 ou 5 km à l'est du centre : l'abri prévu pour Hoxha et l'état-major, sur plusieurs niveaux et une centaine de pièces, avec une salle de réunion de l'Assemblée qui n'a jamais servi. L'exposition couvre l'histoire du pays de 1939 à la chute du régime. Comptez au moins une heure, selon le musée, et prenez un pull : il fait frais sous terre, même en août.

Bunk'Art 1 ouvre tous les jours de 9 h 30 à 16 h 30 du lundi au jeudi et jusqu'à 17 h 30 du vendredi au dimanche, selon son site. Bunk'Art ne publie pas ses tarifs en ligne, et les guides de 2026 donnent entre 500 et 900 lek par musée (5 à 10 €), avec un billet combiné pour les deux, valable 72 heures ; prévoyez des espèces, la carte n'est pas toujours acceptée. Pour Bunk'Art 1, le bus bleu marqué « Linzë » (anciennement « Porcelan ») part de derrière le Palais de la culture : 40 lek à bord, 20 à 40 minutes selon la circulation. Demandez l'arrêt Bunk'Art ou Dajti Ekspres, à quelques minutes à pied du musée.

## La Maison des feuilles, musée de la surveillance

La **Maison des feuilles** (Shtëpia me Gjethe), à quelques minutes à pied de la place Skanderbeg, doit son nom à la vigne vierge de sa façade. Clinique avant la guerre, elle a abrité les services d'écoute de la Sigurimi. Le musée de la surveillance secrète y expose micros cachés, appareils photo dissimulés, dossiers et témoignages d'Albanais espionnés par leurs voisins ou leurs proches. Plus petit que les Bunk'Art, il est souvent plus marquant.

L'entrée coûte 700 lek pour un adulte selon Visit Tirana. Selon la municipalité, le musée ouvre tous les jours de 9 h à 19 h du 1er mai au 15 octobre ; le reste de l'année, il **ferme le lundi** et ouvre de 9 h à 16 h du mardi au samedi, de 10 h à 15 h le dimanche. Une heure suffit.

## La pyramide, le Blloku et le Grand Parc

La **pyramide de Tirana**, en béton blanc, a été construite en 1988 comme musée à la gloire d'Enver Hoxha, puis laissée à l'abandon pendant des années. Rénovée par l'agence néerlandaise MVRDV et rouverte en 2023, elle abrite un centre de formation au numérique pour les jeunes, des cafés et des boutiques. Des marches ont été posées sur ses pentes : on monte à pied jusqu'au sommet, gratuitement, pour la vue sur le boulevard. Les anciens Tiranais s'y laissaient glisser sur le béton ; c'est désormais plus confortable, et moins risqué pour les fonds de pantalon.

![La pyramide de Tirana rénovée, en béton blanc avec ses marches sur les pentes, entourée de jeunes arbres et de pavillons colorés, une tour moderne en arrière-plan](https://allovoyages.fr/wp-content/uploads/2026/11/pyramide-de-tirana.webp)La pyramide de Tirana, rénovée et rouverte en 2023 Photo : Marmontel, CC BY 2.0, via Wikimedia Commons.De l'autre côté de la rivière Lana, le **Blloku** (« le Bloc ») était réservé aux dirigeants du régime jusqu'en 1991 : un Albanais ordinaire n'avait pas le droit d'y entrer. La villa de Hoxha est toujours là. Le quartier longtemps interdit au public est devenu celui où tout le monde veut être vu : cafés, bars et restaurants les plus courus de la ville, animés jusque tard le soir.

Au sud du Blloku, le **Grand Parc** (Parku i Madh) entoure un lac artificiel, que l'on contourne à pied ou à vélo à l'ombre des pins.

## Le mont Dajti et son téléphérique

Le **Dajti Ekspres**, téléphérique ouvert en 2005, monte en un quart d'heure environ depuis la périphérie est de la ville jusqu'au plateau du mont Dajti, dans le parc national qui domine Tirana. En haut : la vue sur toute la plaine jusqu'à la mer par temps clair, des restaurants, un parc d'aventure, un minigolf et des sentiers en forêt.

![Une cabine du téléphérique Dajti Ekspres suspendue au câble au-dessus des pentes boisées et rocheuses du mont Dajti, à côté d'un pylône](https://allovoyages.fr/wp-content/uploads/2026/11/telepherique-dajti-ekspres.webp)Une cabine du Dajti Ekspres au-dessus des pentes du mont Dajti Photo : Roy r lindman, CC BY 4.0, via Wikimedia Commons.Il fonctionne de 9 h à 18 h en semaine et jusqu'à 18 h 30 le week-end, selon l'exploitant, et **ferme le mardi** (sauf jour férié), ainsi que pour des maintenances annoncées à l'avance sur ses réseaux sociaux. L'aller-retour coûte environ 1 500 lek (15 €) selon les guides récents ; l'exploitant n'affiche ses prix qu'au guichet, et le billet ne se réserve pas en ligne. Le vent arrête parfois les cabines : regardez le ciel avant de traverser la ville.

## Excursions d'une journée depuis Tirana

Les bus pour Kruja, Durrës et Berat partent tous du terminal Nord-Sud, en périphérie : comptez une vingtaine de minutes de bus urbain depuis le centre.

### Kruja, la citadelle de Skanderbeg

Perchée à flanc de montagne au nord de la capitale, Kruja garde la citadelle où Skanderbeg résista aux Ottomans. On y visite le musée national qui lui est consacré et le musée ethnographique, installé dans une maison ottomane, puis on redescend par le vieux bazar couvert, rue pavée de boutiques de tapis, de feutre et d'antiquités. Le bus part du terminal Nord-Sud, coûte environ 200 lek et met environ une heure, avec des départs réguliers de 7 h à 18 h selon Adventure Albania. Une demi-journée suffit ; ne ratez pas le dernier bus du retour, en fin d'après-midi.

### Durrës, l'amphithéâtre romain et la mer

Le grand port du pays, à une quarantaine de kilomètres, a gardé un amphithéâtre romain du IIe siècle, en partie dégagé au milieu des maisons, et un musée archéologique. La plage, longue et bétonnée, se remplit l'été ; on y va surtout pour les ruines et un poisson grillé face à la mer. Le bus part du terminal Nord-Sud toutes les 15 à 30 minutes environ, met une heure et coûte 150 à 250 lek selon les guides. Aucun train de voyageurs ne circule sur la ligne Tirana-Durrës en 2026, rouverture repoussée à 2027.

### Berat, la ville aux mille fenêtres

À deux heures de bus (500 lek, départs du terminal Nord-Sud de 5 h 40 à 17 h 30 environ), Berat mérite plutôt une nuit qu'un aller-retour : sa citadelle est encore habitée et le soir, quand les cars repartent, les ruelles retrouvent leur calme. Notre article sur [Berat et Gjirokastër, les deux villes ottomanes](https://allovoyages.fr/destinations/berat-et-gjirokaste-albanie/) détaille quartiers et points de vue.

## Combien de jours à Tirana

| Durée | Programme |
|---|---|
| 1 jour | Place Skanderbeg, mosquée Et'hem Bey, Bunk'Art 2, Maison des feuilles (pas un lundi en hiver), déjeuner au Pazari i Ri, pyramide, soirée au Blloku |
| 2 jours | Ajoutez Bunk'Art 1 le matin et le téléphérique du Dajti l'après-midi (pas un mardi), puis le Grand Parc |
| 3 à 4 jours | Ajoutez Kruja en demi-journée, Durrës, ou une nuit à Berat avant de continuer vers le sud |

Tirana est aussi le point d'arrivée de presque tous les vols : beaucoup de voyageurs y passent une ou deux nuits au début ou à la fin d'un circuit. Mars, avril, mai et octobre sont les mois les plus agréables pour la ville ; en juillet-août, la chaleur pousse à visiter tôt le matin et à finir la journée en terrasse.

## Arriver et se déplacer

- **Depuis l'aéroport** (Rinas, à environ 17 km au nord-ouest) : le bus de la compagnie LU-NA part toutes les heures, 24 h sur 24 selon l'aéroport, pour 400 lek, et dépose derrière le Palais de la culture, en 30 à 40 minutes. Une seconde ligne, à 300 lek, relie l'aéroport au terminal Nord-Sud de 8 h à 18 h. Le taxi coûte environ 25 € au forfait.
- **En ville** : le centre se fait à pied. Les bus urbains coûtent environ 40 lek, payés au receveur ; c'est utile pour Bunk'Art 1 et le Dajti.
- **Bus et furgons** : les lignes nationales partent du terminal Nord-Sud (Terminali i Autobusëve të Jugut dhe Veriut), en périphérie, que des bus urbains marqués « Kamëz » relient à la place Skanderbeg pour 40 lek. Les furgons, minibus privés, partent souvent quand ils sont pleins, et les derniers départs se font vers 18 h.

## Budget et argent : lek ou euro ?

La monnaie est le lek : environ 92 lek pour 1 € début octobre 2026. À Tirana, la carte bancaire passe dans la plupart des hôtels, restaurants et supermarchés, mais pas partout : pour les bus, les musées et beaucoup de petits commerces, prévoyez des espèces. Certains hôtels et restaurants touristiques acceptent l'euro, à un taux qui joue rarement en votre faveur. Retirez des lek au distributeur et payez en lek.

| Poste | Prix indicatif à Tirana, 2026 |
|---|---|
| Lit en dortoir | 15 à 20 € |
| Chambre double de milieu de gamme | 60 à 90 € |
| Byrek à la boulangerie | 80 à 120 lek |
| Macchiato en terrasse | 80 à 100 lek |
| Restaurant traditionnel | 12 à 18 € par personne |
| Bunk'Art, par musée | 500 à 900 lek selon les guides |
| Téléphérique du Dajti, aller-retour | Environ 1 500 lek |

Prix d'hébergement et de restauration selon le bilan 2026 d'Albania Spirit, repris dans notre guide pays ; tarifs des sites selon les guides de 2026.

## Où dormir à Tirana

- **Autour de la place Skanderbeg et du Pazari i Ri** : tout se fait à pied, et la navette de l'aéroport s'arrête derrière le Palais de la culture. Le bon choix pour un court séjour.
- **Le Blloku** : cafés, restaurants et vie nocturne en bas de l'immeuble ; le quartier le plus cher de la ville, bruyant le week-end, à dix minutes à pied de la place.
- **Près du Grand Parc et du lac** : plus calme, plus vert, à 20 ou 30 minutes à pied du centre.

## Ce que personne ne vous dit

- **Bunk'Art 1 et le Dajti se font ensemble, mais jamais un mardi.** Le musée est à quelques minutes à pied du départ du téléphérique, avec le même bus urbain. Le mardi, le Dajti Ekspres est fermé : gardez ce jour pour le centre-ville.
- **Le billet combiné des Bunk'Art vaut 72 heures.** Inutile d'enchaîner les deux le même jour : prenez-le au premier musée et gardez le second pour plus tard.
- **À l'aéroport, deux bus se ressemblent.** Celui à 400 lek va au centre, derrière le Palais de la culture ; celui à 300 lek va au terminal Nord-Sud, en périphérie. Si vous dormez dans le centre, l'économie de 100 lek se paie en trajet de bus urbain.
- **La Maison des feuilles ferme le lundi en hiver.** Du 15 octobre au 1er mai, elle ferme le lundi et dès 16 h en semaine (15 h le dimanche) : placez-la le matin, et pas en début de semaine.

Et quand tout est vu, faites comme les Tiranais : un macchiato à 80 ou 100 lek, et la table gardée une heure sans que personne ne vous presse.

## Questions fréquentes

### Combien de jours faut-il pour visiter Tirana ?

Deux jours pour le centre, les Bunk'Art, la Maison des feuilles, la pyramide, le Blloku et le Dajti ; trois ou quatre avec Kruja, Durrës ou Berat en excursion.

### Peut-on payer en euros à Tirana ?

Parfois, dans les hôtels et restaurants touristiques, mais à un taux défavorable. La monnaie est le lek : c'est la seule acceptée partout, des bus aux musées.

### Comment aller de l'aéroport de Tirana au centre-ville ?

En bus, toutes les heures, pour 400 lek, en 30 à 40 minutes jusqu'à l'arrêt derrière le Palais de la culture, ou en taxi pour environ 25 €.

### Tirana est-elle une ville dangereuse ?

Non. Le ministère des Affaires étrangères place toute l'Albanie en vigilance normale et juge la petite délinquance moins élevée que dans la plupart des grandes villes occidentales. Restez attentif en traversant les rues.

### Quel est le meilleur Bunk'Art ?

Bunk'Art 1, l'abri de Hoxha au pied du Dajti, est le plus vaste et raconte toute l'histoire du régime ; Bunk'Art 2, en centre-ville, est plus court et centré sur la police politique. Avec le billet combiné, valable 72 heures, faites les deux.

[**Organiser mon voyage à Tirana**](https://allovoyages.fr/organiser-mon-voyage/)

---

*Source : [allovoyages.fr](https://allovoyages.fr/destinations/europe/que-faire-a-tirana/)*
