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title: "Gastronomie roannaise : Troisgros, praluline et Cote roannaise"
description: "Trois étoiles Michelin sans interruption depuis 1968, une brioche aux pralines roses créée en 1955 et déposée comme marque en 1961, un affineur de fromages de…"
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author: "Rédaction Allovoyages"
date: "2026-08-18T09:20:36+00:00"
lang: "fr_FR"
categories: ["Destinations"]
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# Gastronomie roannaise : Troisgros, praluline et Cote roannaise

Trois étoiles Michelin sans interruption depuis 1968, une brioche aux pralines roses créée en 1955 et déposée comme marque en 1961, un affineur de fromages de réputation internationale, un vignoble d'appellation planté d'un seul cépage. Pour une agglomération de 35 000 habitants, le Roannais aligne une densité gastronomique difficile à expliquer par la seule géographie. Voici ce qui compte vraiment, et comment le goûter.

## Troisgros, une dynastie de bientôt un siècle

L'histoire commence en **1930**, quand Jean-Baptiste Troisgros et son épouse Marie rachètent l'Hôtel-Restaurant des Platanes, à Roanne, en face de la gare.

Leurs fils prennent la suite : **Jean**, né en 1926, et **Pierre**, né en 1928, rebaptisent la maison *Les Frères Troisgros* en **1957**. Pierre tient la cuisine, Jean les sauces et la salle.

La progression au guide Michelin est méthodique :

- **1955** : première étoile ;
- **1965** : deuxième étoile ;
- **1968** : troisième étoile, **conservée sans interruption depuis**.

Cette continuité place la maison parmi les toutes premières tables françaises en durée de trois étoiles. La troisième génération, incarnée par **Michel Troisgros**, né en 1958, fils de Pierre, a repris le flambeau avec son épouse Marie-Pierre Lambert.

### Le déménagement de 2017

Point que beaucoup de visiteurs ignorent, et qui peut gâcher un week-end mal préparé : **Troisgros n'est plus à Roanne**. La maison a quitté son adresse historique le **1er janvier 2017** pour s'installer à **Ouches**, à huit kilomètres à l'ouest de la ville. Le nouvel établissement, ***Le Bois sans feuilles***, a ouvert le **18 février 2017**.

Si vous visez la table trois étoiles, c'est à Ouches qu'il faut réserver, et longtemps à l'avance.

### Les autres adresses du groupe

Le groupe exploite deux établissements plus accessibles :

- **Le Central**, à Roanne, ouvert en 1995, café-restaurant-épicerie ;
- **La Colline du Colombier**, à Iguerande, ouverte en juin 2008, en Saône-et-Loire, sur le tracé de la [Véloire](/destinations/roannais-a-velo-veloire/).

La famille a par ailleurs exploité par le passé des adresses à Moscou, Paris et Tokyo, aujourd'hui fermées.

## La praluline

L'autre emblème roannais tient dans une boîte en carton. La **praluline** est une brioche au beurre et aux pralines roses, créée par **Auguste Pralus en 1955**, la même année que la première étoile Troisgros.

La composition est précise : des amandes de Valence, en Espagne, et des noisettes du Piémont, enrobées de sucre rose, concassées puis incorporées à la brioche.

Le nom est une **marque déposée depuis le 13 mai 1961**. Ce détail explique pourquoi les imitations, nombreuses dans toute la région lyonnaise, s'appellent brioche aux pralines et non praluline.

La production tourne autour de **100 000 pralulines par an**.

### La chocolaterie Pralus

Auguste Pralus a ouvert sa pâtisserie en **1948**. Son fils **François Pralus**, né en 1959, a repris l'entreprise en **1988**.

La maison est allée nettement au-delà de la brioche. François Pralus fabrique son propre chocolat à partir de fèves de cacao et possède depuis 2004 une plantation de 17 hectares à Madagascar, une intégration verticale rare pour une entreprise de cette taille. En 2024, l'entreprise a dépassé les 20 boutiques implantées en France, employait 160 personnes et réalisait 29 millions d'euros de chiffre d'affaires.

Pour un visiteur, l'intérêt est double : goûter la praluline sur son territoire d'origine, et découvrir une gamme de chocolats d'origine que l'on ne trouve pas partout.

## Les fromages Mons

Le Roannais abrite l'une des maisons d'affinage les plus reconnues de France. Les **fromages Mons** font partie des produits que la destination met en avant, aux côtés de la praluline et des vins de la Côte roannaise.

L'affinage est un métier distinct de la production : l'affineur achète des fromages jeunes et les conduit à maturité dans ses caves. C'est un savoir-faire de sélection et de patience, plus proche de l'élevage que de la fabrication.

L'accord avec les rouges de la Côte roannaise, tendus et fruités, coule de source.

## Les vins de la Côte roannaise

Le vignoble local est en appellation d'origine contrôlée depuis le **décret du 14 février 1994**, après un statut de VDQS obtenu dès 1955.

Un seul cépage est autorisé : le **gamay noir à jus blanc**, dans sa sélection saint-romain. La production se répartit en 93 % de rouges et 7 % de rosés, sur environ **170 hectares** plantés entre 350 et 550 mètres d'altitude, répartis sur quatorze communes.

Les sols d'arènes granitiques, de tufs volcaniques et de microgranites donnent des vins plus tendus que les gamays de plaine. Voir [notre guide complet de la Côte roannaise](/destinations/cote-roannaise-vignoble/).

## Les producteurs et les visites d'entreprise

Le Roannais compte une grande variété de producteurs. Parmi ceux que la destination met en avant figurent les **thés de la Fabrikathé** et les fromages Mons déjà cités.

Une spécificité locale mérite d'être signalée : **de nombreuses entreprises du territoire se visitent**. C'est une pratique bien installée dans le Roannais, héritée de sa culture industrielle et artisanale. Les modalités et le calendrier de ces visites sont à vérifier auprès de l'office de tourisme, car elles se réservent généralement à l'avance et ne fonctionnent pas toute l'année.

## Les marchés

Le marché de Roanne est le meilleur point d'entrée pour qui veut goûter le territoire sans réserver de table. C'est là que se croisent les producteurs de la plaine, du piémont viticole et des monts de la Madeleine.

Renseignez-vous sur les jours de tenue avant de caler votre séjour : dans une ville de cette taille, un marché manqué se rattrape difficilement dans la semaine.

## L'artisanat, prolongement de la table

Le Roannais entretient un lien fort entre savoir-faire alimentaire et savoir-faire artisanal. La **boutique de créateurs de La Cure**, à Saint-Jean-Saint-Maurice-sur-Loire, réunit dix-sept artisans d'art du Roannais en 2026, dont plusieurs travaillent les arts de la table : poterie utilitaire et décorative, céramique, objets en zinc.

C'est une façon cohérente de repartir avec le territoire : une bouteille de Côte roannaise, une praluline, et le plat qui va avec. Voir [notre article sur La Cure](/destinations/la-cure-metiers-art-roannais/).

## Organiser un week-end gourmand

**Vendredi soir.** Arrivée à Roanne, dîner au Central, l'adresse bistrot du groupe Troisgros ouverte en 1995.

**Samedi.** Matin au marché de Roanne, puis passage chez Pralus pour la praluline. Après-midi dans le vignoble de la Côte roannaise par Renaison, Saint-André-d'Apchon et Ambierle, avec une dégustation sur rendez-vous. Dîner selon budget.

**Dimanche.** Déjeuner au Bois sans feuilles à Ouches si vous avez réservé longtemps à l'avance, ou à La Colline du Colombier à Iguerande. Retour par les bords de Loire.

## Budget

L'écart est considérable selon le registre choisi. Un déjeuner de qualité correcte dans le Roannais se situe entre 20 et 35 euros par personne. Les adresses bistrot du groupe Troisgros restent dans une fourchette raisonnable. Une table trois étoiles relève d'un autre budget, sur lequel il faut se renseigner directement auprès de l'établissement.

Les produits à emporter sont, eux, très accessibles : une praluline, une bouteille de Côte roannaise et un fromage affiné constituent un panier de moins de cinquante euros.

## Pourquoi une telle concentration ici

La question mérite d'être posée. Roanne n'est ni une capitale régionale ni une ville de villégiature. Comment une agglomération de 35 000 habitants a-t-elle produit et conservé cette densité gastronomique ?

Une partie de la réponse tient à la **géographie**. Roanne est un point de passage depuis l'Antiquité : la ville gallo-romaine de Rodumna, fondée vers 150 avant notre ère à un point de franchissement de la Loire, figure déjà sur la table de Peutinger. Une ville d'étape nourrit les voyageurs, et l'établissement racheté par Jean-Baptiste et Marie Troisgros en 1930 était précisément un hôtel-restaurant situé face à la gare.

Une autre tient à la **proximité lyonnaise**. Roanne est à environ une heure de Lyon, capitale gastronomique dont l'influence irrigue tout l'arrière-pays. La praluline, brioche aux pralines roses, appartient d'ailleurs à une famille de préparations bien identifiée dans la région lyonnaise, dont elle est devenue l'expression la plus aboutie et la seule protégée par une marque déposée.

La troisième raison est la plus simple : **la durée**. Trois étoiles conservées sans interruption depuis 1968 créent un écosystème. Fournisseurs exigeants, cuisiniers formés sur place, clientèle qui se déplace, autres établissements qui s'installent dans le sillage. Un demi-siècle d'excellence continue façonne un territoire.

## Réserver, et à quel niveau

Le Roannais gastronomique se pratique à plusieurs étages, et il vaut mieux choisir consciemment.

**La table trois étoiles.** Le Bois sans feuilles, à Ouches, ouvert le 18 février 2017. Réservation très en amont indispensable, budget correspondant. Attention au piège : le restaurant n'est plus à Roanne depuis le 1er janvier 2017, il est à huit kilomètres à l'ouest.

**Les adresses du même groupe, plus accessibles.** Le Central à Roanne, ouvert en 1995, qui est à la fois café, restaurant et épicerie. La Colline du Colombier à Iguerande, ouverte en juin 2008, en Saône-et-Loire, sur le tracé de la Véloire.

**Les tables du territoire.** Restaurants de village, notamment dans les villages de caractère comme Saint-Jean-Saint-Maurice-sur-Loire. Attention aux horaires : ils suivent la saison touristique, et il est prudent de réserver hors juillet et août.

**Le pique-nique.** À ne pas négliger, mais à préparer. Saint-Jean-Saint-Maurice-sur-Loire ne possède pas d'épicerie : le ravitaillement se fait à Lentigny, le village précédent, qui dispose d'une épicerie et d'un distributeur.

## Construire un panier local

Pour qui veut rapporter le territoire plutôt que le consommer sur place, quelques repères.

**La praluline.** Brioche au beurre garnie de pralines roses faites d'amandes de Valence et de noisettes du Piémont. Sa conservation est celle d'une brioche fraîche : elle se mange dans les jours qui suivent, elle ne voyage pas des semaines.

**Le chocolat Pralus.** Contrairement à la brioche, il se transporte et se garde. François Pralus fabrique son propre chocolat à partir de fèves et possède une plantation de 17 hectares à Madagascar depuis 2004, ce qui donne une gamme d'origines que l'on ne trouve pas chez tous les chocolatiers.

**Le vin.** Un Côte roannaise, appellation depuis le 14 février 1994, en gamay noir à jus blanc, sélection saint-romain. La production est à 93 % en rouge et 7 % en rosé, sur environ 170 hectares. Achetez au domaine : sur ces volumes, la distribution nationale est limitée.

**Le fromage.** Les fromages affinés par la maison Mons, l'un des produits emblématiques mis en avant par la destination.

**Le contenant.** La boutique de créateurs de La Cure réunit dix-sept artisans d'art du Roannais en 2026, dont plusieurs potiers et céramistes qui travaillent les arts de la table.

## Les accords qui fonctionnent

Les rouges de la Côte roannaise sont issus d'un gamay planté sur arènes granitiques, entre 350 et 550 mètres d'altitude. Ils sont tendus, sur le fruit, avec une acidité qui les rend digestes.

Cela les destine aux **charcuteries**, aux **volailles** et aux **fromages de la région**, plutôt qu'aux viandes longuement mijotées qui appelleraient plus de structure. Servis légèrement frais, autour de 14 à 15 degrés, ils gagnent en netteté.

Les rosés, qui ne représentent que 7 % de la production et sont donc plus difficiles à trouver, conviennent aux repas d'été et se servent entre 10 et 12 degrés.

Quant à la praluline, elle se suffit à elle-même au petit-déjeuner ou au goûter. Voir [notre guide de la Côte roannaise](/destinations/cote-roannaise-vignoble/) pour approfondir la partie vin.

## Questions fréquentes

### Troisgros est-il toujours à Roanne ?

Non. La maison a quitté Roanne le 1er janvier 2017 pour Ouches, à huit kilomètres, où le restaurant Le Bois sans feuilles a ouvert le 18 février 2017. Le Central, café-restaurant-épicerie ouvert en 1995, reste en revanche à Roanne.

### Depuis quand Troisgros a-t-il trois étoiles ?

Depuis 1968, sans interruption. La maison avait obtenu sa première étoile en 1955 et la deuxième en 1965.

### Qu'est-ce que la praluline exactement ?

Une brioche au beurre garnie de pralines roses, créée par Auguste Pralus en 1955. Les pralines sont faites d'amandes de Valence et de noisettes du Piémont enrobées de sucre rose, concassées puis incorporées à la pâte. Le nom est une marque déposée depuis le 13 mai 1961.

### Où acheter une praluline ?

Dans les boutiques de la chocolaterie Pralus, qui dépassait les 20 points de vente en France en 2024. L'entreprise est née à Roanne, où Auguste Pralus a ouvert sa pâtisserie en 1948.

### Quel vin boire dans le Roannais ?

Un Côte roannaise, appellation d'origine contrôlée depuis 1994, produite uniquement en gamay noir à jus blanc, à 93 % en rouge. Le vignoble couvre environ 170 hectares sur quatorze communes.

### Peut-on visiter des entreprises du Roannais ?

Oui, de nombreuses entreprises du territoire ouvrent leurs portes. Les modalités, les périodes et les réservations sont à vérifier auprès de l'office de tourisme, ces visites ne fonctionnant pas toute l'année.

*Liste des producteurs, calendrier des marchés et visites d'entreprises auprès de [Roannais Tourisme](https://www.roannais-tourisme.com/).*

À lire ensuite : [la Côte roannaise](/destinations/cote-roannaise-vignoble/), [La Cure et les métiers d'art](/destinations/la-cure-metiers-art-roannais/) et [que faire dans le Roannais](/destinations/que-faire-roannais/).

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*Source : [allovoyages.fr](https://allovoyages.fr/destinations/gastronomie-roannaise/)*
