---
title: "Que faire en Moselle-Est ? Les incontournables du Pays de Forbach"
description: "Il faut une heure quarante pour aller de Paris à Forbach en TGV. Neuf minutes pour aller de Forbach à Sarrebruck en TER. Ces deux chiffres…"
url: "https://allovoyages.fr/destinations/incontournables-pays-de-forbach-moselle-est/"
author: "Rédaction Allovoyages"
date: "2026-10-05T15:28:21+00:00"
lang: "fr_FR"
categories: ["Destinations"]
---

# Que faire en Moselle-Est ? Les incontournables du Pays de Forbach

Il faut une heure quarante pour aller de Paris à Forbach en TGV. Neuf minutes pour aller de Forbach à Sarrebruck en TER. Ces deux chiffres résument assez bien un territoire que la France connaît mal : plus proche de l'Allemagne que de sa propre préfecture régionale, et pourtant à peine plus loin de la capitale que Reims ou Le Mans.

Le Pays de Forbach, ce sont vingt et une communes et soixante-seize mille habitants, posés sur la frontière, à l'extrémité orientale du bassin houiller lorrain. On y vient rarement par hasard. On y vient encore moins pour les raisons qui font habituellement remplir une voiture le vendredi soir : il n'y a ici ni littoral, ni sommet, ni village classé sur un éperon rocheux.

Ce qu'il y a, c'est autre chose. Un château rasé sur ordre de Richelieu et surmonté d'une tour néo-médiévale de 1891. Le plus grand site minier conservé de France et d'Europe. Une colline où plus de huit mille hommes sont tombés en une journée d'août 1870. Une sablière industrielle devenue lac et falaises, avec un panorama que les habitants comparent sans rire à un canyon américain. Et une chapelle gothique où des pèlerins allemands font tamponner leur crédencial avant de partir vers Saint-Jacques.

L'office de tourisme en a retenu six, qu'il appelle « les incontournables ». Les voici, dans l'ordre où nous les prendrions si nous avions deux jours devant nous.

## 1. Le Parc Explor Wendel, à Petite-Rosselle

![Deux chevalements et un bâtiment en brique du carreau Wendel, une roue de ventilateur au premier plan](https://allovoyages.fr/wp-content/uploads/2026/10/parc-explor-wendel-chevalements-turbine.webp)Les chevalements du carreau Wendel. Photo : Office de tourisme du Pays de Forbach.C'est le morceau de bravoure, et il n'y a pas de discussion possible : commencez par là.

Sur une centaine d'hectares, l'ancien carreau de mine de Wendel a été conservé à peu près intact. Quatre chevalements, deux lavoirs à charbon, deux bassins de décantation, un terril, une carrière, dix kilomètres de voies ferrées.

Le site abrite deux visites distinctes. Le **Musée Les Mineurs Wendel** occupe mille huit cents mètres carrés dans les anciens bâtiments : plus de cent soixante objets et maquettes, vingt-cinq documents audiovisuels, la salle des pendus où les vêtements de travail étaient hissés au plafond, la lampisterie, la salle des douches, et des témoignages sonores d'anciens mineurs qu'il faut prendre le temps d'écouter.

**La Mine Wendel**, elle, est une reconstitution de galeries construite en 2006 par l'architecte Philippe Jean. Elle présente trois types de chantiers d'exploitation, avec les machines monumentales en place : haveuses, machines d'abattage, rabots. Disons-le tout de suite, parce que c'est la première source de déception quand on ne l'a pas lu avant : **on ne descend pas dans un puits.** La reconstitution est en surface. Elle est spectaculaire, elle est fidèle, et elle n'est pas une descente. [Descendre dans une mine de charbon en France : où c'est vraiment possible](/destinations/descendre-dans-une-mine-de-charbon-en-france/)

Comptez une heure pour le musée, en visite libre, et 1 h 45 pour La Mine, en visite guidée. Le billet du musée inclut La Mine. [Parc Explor Wendel : tarifs, horaires et comment organiser la visite](/destinations/parc-explor-wendel-visite-tarifs-horaires/)

## 2. Le château du Schlossberg, à Forbach

![La tour octogonale crénelée du château du Schlossberg, à Forbach, au-dessus des vestiges de la forteresse](https://allovoyages.fr/wp-content/uploads/2026/10/chateau-du-schlossberg-forbach-tour.webp)La tour du Schlossberg, à Forbach. Photo : Office de tourisme du Pays de Forbach.Il domine la ville depuis trois cent vingt-huit mètres, et c'est le premier repère qu'on cherche des yeux en arrivant.

La forteresse est mentionnée pour la première fois en 1257 : un donjon carré, un palais, puis des agrandissements successifs qui en font au XIVe siècle une place forte de premier ordre. La tour ronde est élevée en 1437. Le château est pillé en 1591, puis détruit en 1634 par le maréchal de La Force, sur ordre du cardinal de Richelieu et de Louis XIII.

Ce qu'on monte aujourd'hui n'est donc pas médiéval : la tour octogonale actuelle date de 1891, à une époque où l'Allemagne, qui tenait la Moselle depuis 1871, se plaisait à recomposer des ruines romantiques. Cent dix-huit marches, et la vue porte loin — sur la ville, sur la vallée de la Rosselle, sur l'Allemagne.

Le parc qui l'entoure est ouvert librement et sert de cadre à une bonne partie des événements de la ville. La tour, elle, n'ouvre que lors de certains évènements : renseignez-vous auprès de l'office de tourisme ou de la mairie de Forbach avant de venir. La montée est recommandée à partir de six ans. [Le Schlossberg de Forbach : la tour, le parc et les 118 marches](/destinations/chateau-du-schlossberg-forbach/)

## 3. Les hauteurs de Spicheren

![Allée pavée menant à la grande croix blanche des hauteurs de Spicheren](https://allovoyages.fr/wp-content/uploads/2026/10/hauteurs-de-spicheren-croix-allee.webp)La grande croix des hauteurs de Spicheren. Photo : Fly-Pixel / Office de tourisme du Pays de Forbach.Le 6 août 1870, sur ces pentes boisées, l'armée française et l'armée prussienne se sont affrontées dans l'un des engagements les plus meurtriers de la guerre franco-prussienne. Plus de huit mille hommes y sont tombés.

Le site n'a pas été aménagé en parc mémoriel. C'est une forêt, dans laquelle on marche, et où l'on rencontre les traces : croix françaises, stèles, monuments, cimetières militaires. S'y ajoutent les vestiges d'un autre conflit — une casemate de la ligne Wotan, un char américain M24 de la Seconde Guerre mondiale — et une chapelle de la Réconciliation qui dit assez bien ce qu'est devenue cette frontière.

Une application mobile gratuite, « Les Hauteurs de Spicheren », disponible sur Android et iOS, guide la déambulation avec des récits et des anecdotes. L'office propose aussi des visites accompagnées par des guides spécialistes de l'histoire militaire. [1870 : comprendre la bataille de Spicheren en marchant sur le terrain](/destinations/hauteurs-de-spicheren-bataille-1870/)

## 4. La carrière Simon, à Schoeneck et Forbach

![Le lac de la carrière Simon vu depuis le haut des anciens fronts de taille, un chevalement à l'horizon](https://allovoyages.fr/wp-content/uploads/2026/10/carriere-simon-lac-chevalement.webp)Le lac de la carrière Simon, avec un chevalement en arrière-plan. Photo : Office de tourisme du Pays de Forbach.C'est le site le plus étonnant du lot, et le moins connu.

Quatre-vingt-sept hectares environ, sur les communes de Schoeneck et de Forbach, à la limite de Stiring-Wendel. À l'origine, une sablière : les Houillères du bassin de Lorraine y extrayaient le sable qui servait à remblayer les galeries au fur et à mesure de l'avancement des chantiers. On a donc creusé un trou pour boucher un autre trou.

Depuis l'arrêt de l'exploitation, la nappe phréatique remonte. Un lac s'est formé au fond, cerné de fronts de taille sableux que la végétation reprend lentement. Le résultat est un paysage qui n'a rien de lorrain et que les habitants surnomment le canyon. Le site est accessible toute l'année ; la baignade dans le lac est interdite.

Quatre kilomètres et demi de pistes cyclables parcourent le site et relient Schoeneck à Stiring-Wendel par la coulée verte, avec un raccordement aux itinéraires cyclables de la Sarre via la Metzerstrasse, à Sarrebruck. On y vient à pied, à vélo, ou en visite guidée avec l'office de tourisme et l'association Unis pour la Terre. [Randonner autour de Forbach : la carrière Simon, le Hérapel et le circuit du galibot](/destinations/randonner-autour-de-forbach-carriere-simon-herapel/)

## 5. La colline du Hérapel, à Cocheren

![Paroi de grès et grotte au bord d'un sentier sur la colline du Hérapel, à Cocheren](https://allovoyages.fr/wp-content/uploads/2026/10/colline-du-herapel-cocheren-grotte.webp)La grotte du Hérapel, à Cocheren. Photo : Office de tourisme du Pays de Forbach.Trois cent trente mètres d'altitude, une vue circulaire, et sous les pieds une ville gallo-romaine dont on ne connaît encore qu'une fraction.

Les premières fouilles remontent au XVIIIe siècle : elles mettent au jour une nécropole. Le XIXe siècle révèle les vestiges d'une enceinte du Bas-Empire. Depuis, plusieurs édifices publics ont été dégagés, dont **deux temples octogonaux** — une forme rare, qui pose la question du culte pratiqué ici. Les quartiers d'habitation et les installations artisanales, eux, n'ont jamais été fouillés. Ce qui reste sous le pré est probablement plus vaste que ce qui en est sorti.

Sur la colline pousse la prêle d'hiver, une plante rare en Lorraine qui peut atteindre un mètre. Le lieu se prête moins à la visite au sens habituel qu'à la promenade lente. Des visites guidées sont organisées par l'office et par l'association des Amis du Hérapel.

## 6. La chapelle Sainte-Croix, à Forbach

![La chapelle gothique Sainte-Croix de Forbach, en grès rose, et son parvis pavé](https://allovoyages.fr/wp-content/uploads/2026/10/chapelle-sainte-croix-forbach.webp)La chapelle Sainte-Croix, à Forbach. Photo : Office de tourisme du Pays de Forbach.Chemin de la Chapelle Sainte-Croix, à l'écart du centre : une chapelle gothique du XIIIe siècle, seul monument de Forbach classé au titre des monuments historiques, en 1937. Sa restauration a commencé en 1977 et se poursuit.

Elle a une particularité qu'on n'attend pas ici : c'est l'une des portes d'entrée du chemin de Saint-Jacques en France, sur un itinéraire culturel inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO. Les pèlerins allemands qui franchissent la frontière y font tamponner leur crédencial. La chapelle est ouverte toute l'année, de 8 heures à la tombée de la nuit.

## Ce que les six sites ont en commun

Rien, à première vue : une ruine féodale, un carreau de mine, un champ de bataille, une sablière, une colline romaine, une chapelle de pèlerins.

En réalité, tous racontent la même chose sous des formes différentes. Ce territoire a été, tour à tour et parfois simultanément, une frontière militaire, une frontière politique, une frontière linguistique et une frontière industrielle. Le Hérapel garde la trace de la limite de l'Empire romain. Le Schlossberg a été détruit par un cardinal français dans une zone d'influence lorraine. Spicheren a changé de pays en 1871, puis en 1918, puis en 1940, puis en 1945. Le charbon a fait venir ici des Italiens, des Polonais, des Algériens, des Marocains, et a inventé une société ouvrière qui parlait au moins deux langues.

C'est ce qui rend le Pays de Forbach intéressant à visiter aujourd'hui : ce n'est pas un décor, c'est une couche de sédiments.

## Les vingt et une communes, et ce qu'elles disent du territoire

Le Pays de Forbach, au sens de l'office de tourisme, ce sont vingt et une communes : Alsting, Behren-lès-Forbach, Bousbach, Cocheren, Diebling, Etzling, Farschviller, Folkling-Gaubiving, Forbach, Kerbach, Metzing, Morsbach, Nousseviller-Cadenbronn, Œting, Petite-Rosselle, Rosbruck, Schoeneck, Spicheren, Stiring-Wendel, Tenteling-Ebring et Théding.

Lisez cette liste à voix haute : c'est déjà une information. Ces noms ne sont pas romans, ils sont germaniques, et ils le sont restés à travers quatre changements de souveraineté. La frontière linguistique entre le français et le francique lorrain passe à l'ouest d'ici depuis le haut Moyen Âge, et elle n'a jamais coïncidé avec la frontière politique. C'est l'une des clés du territoire : on peut y être profondément français et parler chez soi une langue que Paris ne comprend pas.

Trois d'entre elles concentrent l'essentiel de ce qui se visite. **Forbach**, la ville-centre, avec le Schlossberg, la chapelle Sainte-Croix et l'office de tourisme. **Petite-Rosselle**, avec le carreau minier. **Spicheren**, avec le champ de bataille. Ajoutez **Schoeneck** pour la carrière Simon, **Cocheren** pour le Hérapel, et **Stiring-Wendel**, ville née de la sidérurgie et du charbon au XIXe siècle, dont le nom porte celui de la famille de Wendel.

Les autres sont des villages de plateau, de vallon ou de lisière, avec leurs églises, leurs calvaires, leurs vergers et leurs sentiers. On ne s'y arrête pas pour un monument : on les traverse, et c'est très bien ainsi.

## Le territoire en trois chiffres

**Soixante-seize mille habitants.** C'est la population des vingt et une communes réunies. À l'échelle française, c'est une agglomération moyenne ; à l'échelle du tourisme, c'est un territoire qui vit de lui-même et pas des visiteurs — ce qui se sent immédiatement dans les commerces et les cafés.

**Neuf minutes.** C'est le temps de train entre Forbach et Sarrebruck, capitale du Land de Sarre, près de deux cent mille habitants. Peu de villes françaises de cette taille ont une métropole étrangère à un quart d'heure.

**Vingt-deux ans.** C'est le temps écoulé depuis la fin de l'exploitation du charbon en France, en 2004, à Creutzwald, à une vingtaine de kilomètres d'ici. Le territoire est encore, pour partie, en train de décider ce qu'il devient. Cela se voit dans le paysage, et c'est ce qui rend la visite intéressante plutôt que muséale.

## Si vous n'avez qu'une journée

L'enchaînement le plus efficace tient en trois arrêts.

**Le matin**, le Parc Explor Wendel à Petite-Rosselle : deux à trois heures, couvert, insensible à la météo, et c'est le site qui donne la clé de tout le reste.

**Le début d'après-midi**, les hauteurs de Spicheren : deux heures de marche dans les sous-bois, entre les monuments des deux armées.

**La fin de journée**, le Schlossberg à Forbach : le parc est libre, la montée courte, et la vue du soir sur la vallée de la Rosselle referme la boucle — on voit d'en haut tout ce qu'on a parcouru.

Si vous préférez la nature à l'histoire, remplacez Spicheren par la carrière Simon, à Schoeneck, en visant la fin d'après-midi pour la lumière.

## Organiser sa venue

**En train.** C'est le meilleur moyen, et c'est rare pour un territoire rural. La gare de Forbach est desservie par les TGV et ICE de la ligne Paris-Francfort : environ 1 h 40 depuis Paris, 2 heures depuis Francfort. En TER, comptez une cinquantaine de minutes depuis Metz, et **neuf à dix minutes jusqu'à Sarrebruck**. Peu de villes françaises ont une métropole étrangère de deux cent mille habitants à un quart d'heure de train.

**En voiture.** L'A320 relie Metz à la frontière ; l'autoroute allemande prend le relais côté Sarre.

**Sur place**, le vélo est une vraie option. Le réseau transfrontalier Vélo Visavis emprunte des chemins en grande partie hors circulation le long de la Sarre, de la Blies et de la Rosselle, et des vélos à assistance électrique se louent en gare de Forbach. [Un week-end en Moselle-Est : deux jours entre Lorraine et Sarre](/destinations/week-end-en-moselle-est-velo-visavis/)

**Le point de départ**, dans tous les cas : l'office de tourisme du Pays de Forbach, installé au château Barrabino, avenue Saint-Rémy, à Forbach.

## Quand venir

L'été concentre les évènements — la fête médiévale du Schlossberg se tient le week-end du 15 août — et c'est la meilleure période pour le vélo.

Le printemps et l'automne sont les meilleures saisons pour la carrière Simon, le Hérapel et les sentiers : la lumière est rasante, les fronts de taille se détachent, et la fréquentation est nulle.

Le Parc Explor Wendel, lui, est ouvert toute l'année, du mardi au dimanche. C'est le refuge des jours de pluie — et l'un des rares musées français où l'on ressort avec le sentiment d'avoir compris quelque chose au XXe siècle.

En fin d'année, le marché de Noël de Forbach se tient de fin novembre au 24 décembre.

## Un dernier mot

On ne vient pas dans le Pays de Forbach comme on va en Bretagne ou en Provence. On y vient parce qu'on s'intéresse à quelque chose : à l'industrie, à la guerre, aux frontières, aux paysages que le travail a fabriqués.

C'est une destination qui demande un peu de curiosité en entrée. Elle rend beaucoup à ceux qui l'ont.

### Pour aller plus loin

- [Descendre dans une mine de charbon en France : ce qui est encore possible](/destinations/descendre-dans-une-mine-de-charbon-en-france/)
- [Parc Explor Wendel : visite, tarifs et horaires](/destinations/parc-explor-wendel-visite-tarifs-horaires/)
- [Le château du Schlossberg à Forbach : la tour, le parc et les 118 marches](/destinations/chateau-du-schlossberg-forbach/)
- [1870 : comprendre la bataille de Spicheren en marchant sur le terrain](/destinations/hauteurs-de-spicheren-bataille-1870/)
- [Balades autour de Forbach : la carrière Simon, le Hérapel et le circuit du galibot](/destinations/randonner-autour-de-forbach-carriere-simon-herapel/)
- [Un week-end en Moselle-Est, à vélo ou en voiture](/destinations/week-end-en-moselle-est-velo-visavis/)
- [Que faire à Nancy : les incontournables et nos conseils](/destinations/france/que-faire-a-nancy/)
- [Visiter Strasbourg : que voir, où manger et où chiner](/destinations/visiter-strasbourg/)

*Informations pratiques vérifiées en octobre 2026 avec l'[office de tourisme du Pays de Forbach](https://paysdeforbach.com/). Horaires et tarifs à confirmer avant votre visite.*

---

*Source : [allovoyages.fr](https://allovoyages.fr/destinations/incontournables-pays-de-forbach-moselle-est/)*
