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title: "Le marché de Lourmarin, le vendredi matin, toute l’année"
description: "Un village d’un peu plus de mille habitants qui tient un marché chaque semaine, sans interruption, en février comme au 15 août : la performance est…"
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author: "Rédaction Allovoyages"
date: "2026-09-15T18:17:00+00:00"
modified: "2026-09-15T18:34:35+00:00"
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# Le marché de Lourmarin, le vendredi matin, toute l’année

Un village d'un peu plus de mille habitants qui tient un marché chaque semaine, sans interruption, en février comme au 15 août : la performance est plus rare qu'il n'y paraît. Beaucoup de marchés provençaux se réduisent à trois camionnettes dès la fin des vacances. Celui de Lourmarin, non.

C'est ce qui en fait autre chose qu'une attraction saisonnière. Le vendredi matin, le village se remplit, on parle fort, on se gare mal, on se croise en portant des cageots. Les habitants y font leurs courses, les visiteurs regardent, et les deux se mélangent sans que cela pose de problème à personne.

## Le jour, l'heure et les rues

Le marché de Lourmarin se tient le **vendredi, de 8h à 13h**, toute l'année.

Il n'occupe pas une seule place mais tout un axe : l'**avenue Raoul Dautry**, l'**avenue Philippe de Girard** et la **place Henri Barthélémy**. Autrement dit, il traverse le village plutôt qu'il ne s'y pose. Cette disposition en longueur change l'expérience : on ne fait pas le tour d'un carré d'étals, on remonte une rue, puis une autre, et l'on découvre au fur et à mesure.

Elle a une conséquence pratique, aussi. Si vous entrez par un bout et que vous cherchez un producteur précis, il faut aller jusqu'au bout de l'axe avant de conclure qu'il n'est pas là.

Le meilleur créneau se situe entre 9h et 11h : les étals sont complets, les producteurs ont encore de quoi vendre, et la foule n'a pas atteint son pic. Après midi, le démontage commence, et à 13h tout est plié.

![Plan du village de Lourmarin avec les rues du marché, les parkings et les principaux monuments](https://allovoyages.fr/wp-content/uploads/2026/09/plan-village-lourmarin-destination-luberon-la-vache-noire.jpg)Le plan du village : le marché occupe l'avenue Raoul Dautry, l'avenue Philippe de Girard et la place Henri Barthélémy. © @destinationluberon & @lavachenoire## Ce qu'on y trouve

Le marché de Lourmarin est un marché mixte, ce qui explique sa réputation. Deux registres s'y superposent.

Le premier est alimentaire, et c'est celui pour lequel les habitants viennent. Beaucoup de **fruits et de légumes**, d'abord, venus du Vaucluse et de la vallée de la Durance. Du **fromage de chèvre**, des **olives** et de l'**huile d'olive**, du **miel**, des **épices** et des **herbes de Provence** en quantité, des pains, des charcuteries, et des poulets rôtis dont l'odeur se sent trois rues plus loin.

Les étals suivent les saisons. Les **fraises** et les **cerises** du sud Luberon ouvrent le bal au printemps. L'été appartient au **melon**, emblématique du marché, avec les **pêches**, les **abricots**, les **tomates**, les **aubergines** et les **courgettes**. L'automne apporte les raisins, les figues et les courges.

Le second registre est celui du textile, de la vannerie, de la poterie, des savons et de la brocante. Il attire davantage les visiteurs. Une partie de ces étals relève de l'artisanat véritable, une autre de la production industrielle vendue au décor provençal. La différence se voit assez vite : demandez qui a fabriqué l'objet, la réponse est instructive.

Un mot sur la fréquentation. Le marché de Lourmarin est connu, donc couru. En juillet et en août, il faut accepter de progresser au pas dans les avenues. Ceux qui veulent acheter sérieusement viennent tôt.

## Ce que vous n'y trouverez pas, ou rarement

Deux spécialités du territoire sont souvent associées aux marchés provençaux, à tort.

Les **fruits confits**, d'abord. Apt en est la capitale historique, mais on ne les trouve pas sur les marchés : ils s'achètent en pâtisserie ou en confiserie.

Les **truffes**, ensuite. Elles apparaissent rarement sur le marché de Lourmarin. Les amateurs les achètent directement chez le producteur, ou sur les marchés spécialisés de l'hiver.

## Pourquoi celui-là plutôt qu'un autre

Le Luberon compte un marché presque chaque jour de la semaine. Celui de Lourmarin est pourtant le premier que l'on cite. Trois raisons, assez simples, l'expliquent.

La première est géographique. Lourmarin se trouve au débouché de la combe, sur l'axe qui relie le sud du massif au nord, et à une demi-heure d'Aix-en-Provence. Le village capte donc à la fois les habitants du sud Luberon, ceux de la vallée de la Durance et les visiteurs venus d'une grande ville. Un marché a besoin de clients : celui-là en a.

La deuxième tient à la taille du village. Lourmarin est assez petit pour que le marché le remplisse entièrement, et assez équipé, en cafés et en commerces, pour que l'on y passe la matinée. Un marché installé sur un parking en périphérie ne produit jamais cet effet.

La troisième est la continuité. Un marché hebdomadaire qui ne s'interrompt jamais fidélise ses producteurs. Ceux-ci reviennent, investissent dans leur emplacement, se constituent une clientèle. Les marchés purement saisonniers, eux, tournent en permanence et se remplissent d'étals de revente.

## Reconnaître un producteur d'un revendeur

Sur tout marché touristique cohabitent ceux qui vendent ce qu'ils fabriquent et ceux qui revendent ce qu'ils ont acheté. Les deux ont leur place, mais le prix et la qualité ne se justifient pas de la même façon, et rien n'oblige à payer un produit de gros au tarif du terroir.

Quelques indices ne trompent pas.

**La gamme.** Un maraîcher propose ce qui pousse chez lui à cette saison, donc peu de références et des quantités inégales. Un étal qui affiche quarante variétés en février, tomates comprises, ne les a pas cultivées.

**La saison.** Melons en mars, abricots en novembre, cerises en octobre : la nature ne fait pas ça dans le Vaucluse.

**La réponse aux questions.** Demandez la variété d'un melon, le nom de la parcelle, le mode de culture. Un producteur répond en trois secondes et avec plaisir. Un revendeur change de sujet.

**L'affichage.** L'origine est obligatoire. Une mention « France » sans plus de précision, sur un étal qui se présente comme local, dit déjà quelque chose.

Une nuance, cependant. Certains producteurs complètent honnêtement leur étal avec quelques produits achetés à des voisins, et le disent. Ce n'est pas de la tromperie, c'est de l'organisation.

## Petit lexique du marché provençal

Quelques mots reviennent, et il est agréable de les comprendre.

La **banaste** est le grand panier plat en osier dans lequel on présente les fruits. Le **cabas** est le sac que l'on emporte, et qui vous évitera de repartir avec six sacs plastique.

La **brousse** est un fromage frais de chèvre ou de brebis, très doux, que l'on mange sucré ou salé. La **tomme** de chèvre du massif est plus affinée. La **caillette** est une boulette de viande et de verdure, spécialité charcutière du sud-est.

La **tapenade** est une purée d'olives, de câpres et d'anchois, dont le nom vient des câpres, les *tapenos* en provençal, et non des olives comme on le croit souvent. L'**anchoïade** en est la cousine, à base d'anchois.

Les **herbes de Provence**, enfin, ne sont pas une plante mais un mélange : thym, romarin, sarriette, origan, selon les recettes. Achetées au marché, en vrac, elles n'ont rien à voir avec les petits pots de supermarché.

## Le marché avec des enfants

Un marché n'est pas naturellement un lieu d'enfant : c'est haut, c'est dense, on n'y voit rien quand on mesure un mètre. Deux ou trois astuces changent la donne.

Confiez-leur une mission d'achat précise, avec la monnaie correspondante, et laissez-les parler au commerçant. Beaucoup de producteurs jouent le jeu de bonne grâce.

Prévoyez de manger sur place : un morceau de pain, une part de pizza, un fruit acheté à un étal. Un marché se supporte beaucoup mieux le ventre plein.

Et gardez l'aire de jeux du village pour la fin de matinée. L'office de tourisme la signale comme particulièrement réussie. Elle règle la question de la dernière demi-heure, celle où tout le monde fatigue.

## L'hiver, le même marché en plus petit

C'est le point que l'office de tourisme insiste pour faire savoir, et il a raison : le marché ne s'arrête pas.

De novembre à mars, le nombre d'exposants diminue nettement. Les étals de vêtements et de souvenirs se raréfient, les producteurs restent. Ce marché-là ne ressemble plus du tout au précédent. On peut parler avec le fromager, poser une question sur une huile, tourner deux fois devant le même étal sans gêner personne.

Beaucoup d'habitués du Luberon considèrent que c'est le vrai marché de Lourmarin, et que celui d'août en est la version pour touristes. Les deux ont leur intérêt. Mais si vous voulez comprendre pourquoi ce village tient toute l'année, venez un vendredi de janvier.

## Se garer un vendredi matin

La bonne nouvelle tient en un mot : c'est gratuit. Les parkings de Lourmarin ne sont pas payants, et l'office de tourisme confirme que les jours de marché ne changent rien à cette règle. Ce sont les mêmes emplacements que le reste de la semaine, sans tarification particulière, sans horodateur.

Dans le Luberon, l'information mérite d'être soulignée. Plusieurs villages voisins parmi les plus visités appliquent un stationnement payant.

La seule difficulté est l'affluence. Les places proches du centre se remplissent dans la matinée, et il faut parfois se garer un peu plus loin et finir à pied, ce qui n'est jamais un drame dans un village de cette taille. Trois réflexes suffisent :

- arriver avant 9h en haute saison, avant 10h le reste de l'année ;
- ne pas s'obstiner sur le premier parking rencontré, en essayer un autre ;
- éviter de se garer dans les rues du marché lui-même, évidemment fermées ou encombrées.

## Le marché comme rendez-vous, pas comme spectacle

Il y a une manière de rater un marché provençal : le photographier. Il y en a une autre de le réussir : y acheter quelque chose et s'asseoir ensuite.

Lourmarin s'y prête particulièrement, parce que les terrasses bordent l'axe du marché. La séquence idéale tient en trois temps. Un premier passage rapide de bout en bout, sans rien acheter, pour repérer. Un second passage pour acheter. Puis un café, à regarder le village fonctionner.

C'est aussi le bon moment pour poser des questions. Les producteurs d'un marché hebdomadaire connaissent leur territoire mieux que n'importe quel dépliant, et ils savent quel village vaut le détour cette semaine-là, quel vigneron reçoit, quelle route est encombrée.

## Les autres marchés autour de Lourmarin

Le Luberon vit au rythme d'un marché par jour, réparti entre ses villages. Plutôt que les plus connus, déjà très fréquentés, voici quelques marchés du sud qui gagnent à l'être davantage.

Celui de **Lauris, le lundi matin**, place Joseph Garnier, à quelques kilomètres à l'ouest.

Celui de **Cucuron, le mardi matin**, au centre du village, avec en prime le grand bassin bordé de platanes à deux pas.

Le même lundi, **Cadenet** tient aussi le sien au centre du village, et **Ansouis** accueille le sien le dimanche, place du lavoir.

Les calendriers évoluent d'une saison à l'autre, et certains marchés sont saisonniers. L'office de tourisme édite chaque année un livret des marchés de Provence, avec les marchés hebdomadaires, les marchés de producteurs et les marchés aux truffes : le plus sûr est de le consulter sur [le site de Destination Luberon](https://www.destinationluberon.com/) avant de programmer sa semaine.

## Ce qu'il vaut la peine de rapporter

Trois catégories résistent au voyage et méritent la place dans le coffre.

L'**huile d'olive** du Luberon, à condition de goûter avant d'acheter et de préférer une bouteille sombre. Le **miel** de la garrigue, romarin, lavande, thym, dont les parfums n'ont rien à voir avec les miels de supermarché. Les **herbes de Provence** et les **épices** en vrac, légères et faciles à glisser dans une valise.

Ajoutez-y, si vous rentrez en voiture, un **melon** en été ou des **abricots** : c'est le souvenir le plus éphémère, et souvent le plus apprécié.

Ce qu'il vaut mieux éviter : les sachets de lavande sous cellophane et les nappes provençales industrielles, vendus partout et fabriqués rarement ici.

## Que faire du reste de la journée

Le marché occupe une matinée. Le village se visite ensuite en une heure et demie, et le [château de Lourmarin](/destinations/chateau-de-lourmarin/) demande environ une heure, ce qui remplit parfaitement l'après-midi puisqu'il ouvre tous les jours ou presque.

Si vous préférez marcher, en dehors des mois chauds, plusieurs sentiers partent du village et montent vers le massif : nous les décrivons dans notre guide des [randonnées et balades autour de Lourmarin](/destinations/randonnees-autour-de-lourmarin/).

Et pour tout le reste, des galeries d'art au cimetière en passant par l'aire de jeux, notre guide complet pour [visiter Lourmarin](/destinations/visiter-lourmarin/) donne le détail.

*Le jour, les horaires, les rues et la tenue du marché toute l'année nous ont été confirmés par [l'office de tourisme Destination Luberon](https://www.destinationluberon.com/). Photographies : © @fmr\_travelblog, via Destination Luberon. Plan du village : © @destinationluberon & @lavachenoire.*

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*Source : [allovoyages.fr](https://allovoyages.fr/destinations/marche-de-lourmarin/)*
