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title: "Notre-Dame de La Salette : visiter le sanctuaire perché des Alpes"
description: "La route quitte Corps, un village de la Route Napoléon, et se met à monter. Quatorze kilomètres de lacets plus tard, après avoir gagné près de…"
url: "https://allovoyages.fr/destinations/notre-dame-de-la-salette/"
author: "Rédaction Allovoyages"
date: "2026-09-04T09:00:00+00:00"
lang: "fr_FR"
categories: ["Destinations"]
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# Notre-Dame de La Salette : visiter le sanctuaire perché des Alpes

La route quitte Corps, un village de la Route Napoléon, et se met à monter. Quatorze kilomètres de lacets plus tard, après avoir gagné près de mille mètres d'altitude, elle débouche dans un cirque de montagnes fermé par l'Obiou et les crêtes du Dévoluy. Au fond de ce cirque, à environ mille huit cents mètres, se dresse une basilique.

L'endroit surprend tout le monde, croyants ou non. On ne s'attend pas à trouver un édifice de cette taille à cette altitude, dans un vallon d'alpage que rien ne prédisposait à devenir l'un des grands lieux de pèlerinage français. Le sanctuaire Notre-Dame de La Salette reçoit aujourd'hui environ **trois cent mille visiteurs par an**, et il se visite librement, sans qu'aucune démarche religieuse ne soit demandée.

Voici ce qu'il faut savoir avant d'y monter : l'histoire, l'accès, la période d'ouverture, l'hébergement, et ce que l'on vient réellement y voir.

## L'histoire : l'événement de 1846

Le **19 septembre 1846**, deux jeunes bergers gardent des vaches dans un vallon au-dessus de La Salette-Fallavaux. **Mélanie Calvat**, quinze ans presque, et **Maximin Giraud**, onze ans, se connaissent à peine : ils gardent pour des employeurs différents et ne se sont rencontrés que la veille.

Ils racontent avoir vu, assise sur une pierre puis debout devant eux, une femme en pleurs, qui leur adresse un long message avant de disparaître. Les deux enfants, interrogés séparément, livrent des récits concordants. L'affaire prend rapidement une ampleur considérable dans le diocèse de Grenoble, puis bien au-delà.

Une enquête canonique est ouverte, avec les précautions d'usage et une réelle prudence de la part des autorités religieuses. **Le 19 septembre 1851**, cinq ans jour pour jour après les faits, l'évêque de Grenoble **Philibert de Bruillard** publie une reconnaissance officielle de l'apparition. Son successeur **Jacques Ginoulhiac** confirme la décision en 1855.

La construction d'une grande église commence dès l'année suivante : **la première pierre est posée le 25 mai 1852**. L'édifice sera plus tard élevé au rang de basilique mineure et **consacré en 1879**. Il a fallu, pour cela, monter les matériaux à dos d'homme et de mulet sur un site sans route, à mille huit cents mètres d'altitude, ce qui reste l'un des aspects les plus impressionnants du lieu.

Autour de la basilique s'est développé au fil des décennies un ensemble complet : hôtellerie, chapelles, statues jalonnant le vallon aux emplacements associés au récit des deux enfants, et bâtiments d'accueil.

## Où se trouve le sanctuaire et comment y monter

Le sanctuaire se situe sur la commune de **La Salette-Fallavaux**, dans le sud de l'Isère, à la limite du plateau matheysin et du Beaumont.

L'accès se fait depuis **Corps**, village posé sur la **RN 85**, la Route Napoléon, au-dessus du lac du Sautet. On quitte la nationale au centre du village et l'on entame une montée d'environ **quatorze kilomètres**.

Quelques repères pour se préparer. Depuis **Grenoble**, comptez environ une heure trente au total. Depuis **Gap**, environ une heure. Depuis **La Mure**, une petite heure.

La route de montée est une vraie route de montagne : étroite par endroits, avec des lacets serrés et de forts pourcentages. Elle est parfaitement praticable en voiture de tourisme et régulièrement empruntée par des autocars de pèlerinage, mais elle demande de l'attention, en particulier en cas de brouillard ou de croisement avec un car. Comptez une bonne demi-heure de montée depuis Corps, sans chercher à aller vite.

**En hiver, la route est soumise aux conditions de montagne.** Vérifiez impérativement l'état de la chaussée et la période d'ouverture du sanctuaire avant de partir : ce n'est pas un site accessible toute l'année dans les mêmes conditions.

## Ce que l'on vient voir

### La basilique

L'édifice est ce qui frappe en arrivant, par sa taille et par le contraste qu'il crée avec l'alpage qui l'entoure. Construit dans la seconde moitié du XIXe siècle, il occupe le fond du vallon, adossé à la pente, avec ses deux clochers visibles de loin dès les derniers lacets.

### Le vallon et les statues

Le parcours extérieur suit le fil du récit de 1846, avec des statues installées aux emplacements associés aux différents moments de l'événement. On peut le suivre lentement, en une petite heure de marche facile, et c'est probablement la meilleure façon de comprendre le lieu, y compris pour un visiteur qui n'a aucune démarche religieuse.

### Le panorama

Le sanctuaire est un point de vue en soi. À mille huit cents mètres, la vue s'ouvre sur le massif du Dévoluy et sur l'Obiou, plus haut sommet du secteur. La lumière de fin d'après-midi, quand les cars sont redescendus, y est particulièrement belle.

### Les sentiers autour

Le site constitue également un départ de randonnées en montagne, sur des itinéraires d'altitude qui permettent de prendre de la hauteur sur le vallon et le sanctuaire. Ces sentiers relèvent de la vraie randonnée alpine : équipement, météo et horaires de retour doivent être anticipés.

## Construire une basilique à 1 800 mètres

Il faut s'arrêter un instant sur ce que représente ce chantier, parce que c'est peut-être ce qui impressionne le plus, y compris les visiteurs les moins portés sur l'histoire religieuse.

En 1852, quand la première pierre est posée, il n'existe pas de route carrossable jusqu'au vallon. Le site se trouve à mille huit cents mètres d'altitude, dans un cirque exposé, où la neige tient plusieurs mois par an et où la saison de travail se réduit à quelques mois d'été. Chaque pierre, chaque poutre, chaque sac de chaux doit être monté depuis la vallée, à dos d'homme ou de mulet, sur des sentiers de montagne.

Le chantier s'étire donc sur des décennies, avec des interruptions hivernales systématiques, et l'édifice n'est consacré qu'en **1879**, vingt-sept ans après la pose de la première pierre. L'église est ensuite élevée au rang de basilique mineure.

Autour d'elle, l'ensemble s'étoffe progressivement : bâtiments d'accueil pour héberger un flux de visiteurs qui ne cesse de croître, chapelles, aménagements du vallon. Ce qui n'était qu'un alpage devient, en un demi-siècle, un village d'altitude entièrement dédié à l'accueil.

Quand on arrive aujourd'hui par la route, en voiture climatisée, il vaut la peine de se rappeler que tout ce que l'on voit est monté d'en bas, morceau par morceau.

## Le décor : l'Obiou et le Dévoluy

Le sanctuaire ne serait pas ce qu'il est sans son décor, et le décor mérite qu'on le nomme.

Le vallon est fermé au sud par les crêtes du **Dévoluy**, un massif calcaire aux formes sévères, très différent des montagnes vertes du plateau matheysin. Son sommet emblématique, l'**Obiou**, culmine largement au-dessus des deux mille sept cents mètres et domine tout le secteur. Par temps clair, sa silhouette est visible depuis une grande partie du sud de l'Isère.

Ce contraste entre le calcaire du Dévoluy et les prairies d'altitude du vallon donne au site son caractère. On passe, en quatorze kilomètres de route, d'un paysage de moyenne montagne habitée à un paysage de haute montagne minérale, et cette transition compte beaucoup dans l'impression que laisse le lieu.

Pour les randonneurs, c'est également une porte d'entrée : les itinéraires au départ du sanctuaire permettent de prendre de la hauteur sur le vallon et d'accéder aux crêtes environnantes. Ce sont des courses de montagne à part entière, à préparer comme telles.

## Peut-on visiter sans être pèlerin ?

Oui, sans réserve. Le sanctuaire est ouvert à tous, l'accès au site et à la basilique est libre, et il n'est demandé aucune adhésion ni participation à quoi que ce soit. Une part importante des visiteurs vient pour le paysage, pour l'architecture ou pour l'histoire du lieu.

Il s'agit néanmoins d'un lieu de culte en activité, fréquenté par des personnes en démarche religieuse, parfois venues de loin. La tenue et le comportement attendus sont ceux de n'importe quel lieu de culte : discrétion à l'intérieur de la basilique, respect des célébrations en cours, prudence avec les appareils photo pendant les offices.

## Dormir et manger sur place

Le sanctuaire dispose de sa propre **hôtellerie**, ce qui constitue l'une de ses particularités. La capacité d'accueil est importante, de l'ordre de **deux cent quinze chambres** équipées, pour une capacité totale approchant **quatre cents personnes**, avec plusieurs formules : chambres, logements familiaux et dortoirs. Un service de restauration complète l'ensemble.

Dormir sur place change complètement l'expérience du lieu. Le sanctuaire retrouve son calme en fin de journée, la lumière du soir sur le Dévoluy est superbe, et le ciel nocturne, à cette altitude et loin de toute pollution lumineuse, est remarquable.

En dehors du sanctuaire, l'hébergement le plus proche se trouve à **Corps**, au bord de la Route Napoléon et à proximité immédiate du [lac du Sautet](/destinations/lac-du-sautet-sources-des-gillardes/).

## Corps, la porte du sanctuaire

On ne monte pas à La Salette sans passer par **Corps**, et il serait dommage de traverser le village sans s'arrêter.

Posé sur la RN 85 entre Grenoble et Gap, en surplomb du lac du Sautet, Corps concentre les commerces, la restauration et une bonne partie de l'hébergement du secteur. C'est le point de ravitaillement logique avant la montée, et le meilleur endroit pour déjeuner en redescendant.

Le village est aussi la base d'une journée bien construite : sanctuaire le matin, quand la lumière est bonne et la route calme, puis lac du Sautet l'après-midi, à quelques minutes en contrebas. Les deux sites se complètent parfaitement, l'un minéral et silencieux, l'autre tourné vers l'eau et les activités d'été.

## Quand y aller

**De la fin du printemps au début de l'automne**, le sanctuaire fonctionne à plein régime. C'est la période où l'ensemble des services est assuré et où la route de montée ne pose aucune difficulté.

**Le 19 septembre** est la date anniversaire de l'événement de 1846 et constitue le temps fort de l'année, avec une fréquentation nettement supérieure. À éviter si vous cherchez le calme, à privilégier si vous voulez voir le lieu dans sa dimension collective.

**En juillet et en août**, la fréquentation est forte en milieu de journée. Montez tôt le matin ou en fin d'après-midi pour bénéficier d'un site plus calme et d'une meilleure lumière.

**En hiver**, renseignez-vous systématiquement avant de partir, sur l'ouverture du sanctuaire comme sur l'état de la route.

## Combiner La Salette avec le reste du territoire

La montée à La Salette se combine très naturellement avec le sud de la Matheysine.

Le plus évident est d'associer la matinée au sanctuaire et l'après-midi au [lac du Sautet et aux sources des Gillardes](/destinations/lac-du-sautet-sources-des-gillardes/) : le village de Corps, point de départ de la montée, se trouve juste au-dessus du lac, et la plage se rejoint en quelques minutes.

Sur une journée complète depuis le nord du plateau, on peut aussi enchaîner avec [La Mine Image](/destinations/la-mine-image-la-motte-daveillans/) ou le [Petit Train de La Mure](/destinations/petit-train-de-la-mure/), à une heure environ. L'ensemble des sites du territoire est détaillé dans notre [guide complet de la Matheysine](/destinations/que-faire-en-matheysine/).

## Questions fréquentes sur Notre-Dame de La Salette

### À quelle altitude se trouve le sanctuaire de La Salette ?

Le sanctuaire se situe à environ mille huit cents mètres d'altitude, dans un cirque de montagnes au-dessus du village de Corps, en Isère.

### Comment monter à La Salette ?

Depuis le village de Corps, sur la RN 85, une route de montagne d'environ quatorze kilomètres conduit au sanctuaire. Comptez une bonne demi-heure de montée, et vérifiez l'état de la route en dehors de la belle saison.

### Que s'est-il passé à La Salette en 1846 ?

Le 19 septembre 1846, deux jeunes bergers, Mélanie Calvat et Maximin Giraud, ont rapporté avoir vu une femme en pleurs qui leur avait adressé un message. L'apparition a été officiellement reconnue par l'évêque de Grenoble le 19 septembre 1851.

### Peut-on visiter La Salette sans être croyant ?

Oui. Le site est ouvert à tous et l'accès est libre. Il s'agit toutefois d'un lieu de culte en activité, où la discrétion est de mise pendant les célébrations.

### Peut-on dormir au sanctuaire de La Salette ?

Oui. Le sanctuaire dispose d'une hôtellerie de grande capacité, avec des chambres, des logements familiaux et des dortoirs, ainsi qu'un service de restauration.

### Combien de personnes visitent La Salette chaque année ?

Environ trois cent mille personnes par an, ce qui en fait l'un des principaux sanctuaires de montagne de France.

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*Source : [allovoyages.fr](https://allovoyages.fr/destinations/notre-dame-de-la-salette/)*
