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title: "Où habiter en France en 2050 ? Ce que disent vraiment les données"
description: "L’été 2026 a été le plus chaud jamais mesuré en France : 24 °C de moyenne, 53 jours de vague de chaleur, 40 °C atteints sur près de la…"
url: "https://allovoyages.fr/destinations/ou-habiter-en-france-en-2050/"
author: "Rédaction Allovoyages"
date: "2026-10-13T19:31:00+00:00"
modified: "2026-10-14T19:07:59+00:00"
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# Où habiter en France en 2050 ? Ce que disent vraiment les données

*L’été 2026 a été le plus chaud jamais mesuré en France : 24 °C de moyenne, 53 jours de vague de chaleur, 40 °C atteints sur près de la moitié du pays. Dans ce contexte, le géographe Guillaume Faburel a désigné sept territoires où il ferait meilleur vivre demain. Nous avons repris sa carte et l’avons confrontée aux données publiques. Conclusion : il n’existe pas de refuge, mais il existe de vraies différences, et une méthode pour choisir.*

## L’essentiel en cinq points

- **La France s’est déjà réchauffée de 2,2 °C** depuis le début du XXe siècle et se prépare officiellement à +2,7 °C en 2050 et +4 °C en 2100.
- **Le Nord-Ouest se réchauffe le moins, le Sud-Est le plus.** En 2050, Brest compterait 3 nuits à plus de 20 °C par an, Marseille 67.
- **Aucune région n’est épargnée.** En 2026, la Bretagne a connu un été à +3,4 °C, Alençon ses premiers 40 °C, et seuls cinq départements n’ont jamais été placés en danger « orange » pour les feux.
- **La chaleur n’est qu’un critère.** Eau, inondations, argiles, littoral et assurance redessinent la carte, souvent à l’échelle de la commune.
- **Les Français ne suivent pas cette carte :** les régions qui attirent le plus de nouveaux habitants sont, avec la Corse, l’Occitanie, la Bretagne et la Nouvelle-Aquitaine.

## Pourquoi la question se pose maintenant

Les chiffres du bilan de Météo-France pour l’été 2026 donnent la mesure du changement. La température moyenne a dépassé la normale de 3,6 °C, loin devant 2003 (+2,7 °C) et 2022 (+2,3 °C). Le seuil des 40 °C a été franchi 178 fois sur le réseau principal de stations, contre 88 fois en 2003. Strasbourg, Metz, Alençon ou Tarbes ont connu leurs premiers 40 °C.

Selon Météo-France, un tel été avait environ une chance sur cent de se produire dans le climat actuel. Mais ses températures seraient celles d’un été ordinaire dans une France à +4 °C. Autrement dit, 2026 a donné un aperçu de la fin du siècle.

C’est dans ce contexte qu’ARTE a reçu, le 6 octobre 2026, Guillaume Faburel pour son livre « Où habiter ? » (Tana éditions). Sa thèse : les grandes villes deviennent invivables l’été et il faut repeupler des campagnes mieux armées. Elle mérite d’être examinée sérieusement, chiffres en main.

## La France de 2050 et de 2100 en chiffres

L’État a fixé une trajectoire de référence pour l’adaptation, la TRACC : +2 °C en 2030, +2,7 °C en 2050 et +4 °C en 2100 par rapport à l’ère préindustrielle. Le Haut Conseil pour le climat constate dans son rapport 2026 que la France en est déjà à +2,2 °C. Voici ce que cette trajectoire signifie en moyenne nationale.

| Indicateur (moyenne France) | 1976-2005 | 2050 (+2,7 °C) | 2100 (+4 °C) |
|---|---|---|---|
| Jours de vague de chaleur | référence | × 5 | × 10 |
| Jours à plus de 35 °C par an | moins de 1 | 4 | 8 |
| Nuits à plus de 20 °C par an | 2 | 12 | 24 |
| Jour le plus chaud de l’année | 33 °C | 37 °C | environ 40 °C |
| Jours de gel par an | 43 | 23 | 16 |
| Jours de sol sec par an | référence | + 24 | + 39 |

*Médianes des simulations. Source : Météo-France, « À quel climat s’adapter en France selon la TRACC ? », 2025.*

Deux précisions tirées du même rapport. D’abord, la saison des vagues de chaleur s’étire : aujourd’hui concentrée de fin juin à fin août, elle irait de début juin à mi-septembre en 2050. Ensuite, le seuil de 50 °C devient possible quelque part en France dès 2050 et probable en 2100.

## Toutes les régions ne se réchauffent pas au même rythme

C’est le premier enseignement utile pour qui se demande où habiter. Météo-France résume le gradient ainsi : le Sud-Est se réchauffe davantage, le Nord-Ouest moins. Les projections régionales le confirment.

| Région | Réchauffement 2050 / 2100 | Jours > 35 °C en 2050 | Nuits > 20 °C en 2050 | Pluies d’été en 2100 |
|---|---|---|---|---|
| Bretagne | +1,8 / +2,9 °C | 1,2 | 4 | −26 % |
| Normandie | +1,8 / +2,9 °C | 1,3 | 4 | −20 % |
| Hauts-de-France | +1,9 / +3,0 °C | 1 à 2 | 5 | −14 % |
| Île-de-France | +1,9 / +3,2 °C | 4 | 10 | −13 % |
| Pays de la Loire | +2,0 / +3,0 °C | 3,6 | 12 | −23 % |
| Grand Est | +2,1 / +3,3 °C | plus de 3 | 10 | −13 % |
| Nouvelle-Aquitaine | +2,1 / +3,4 °C | 5 | 19 | −29 % |
| Bourgogne-Franche-Comté | +2,2 / +3,5 °C | 4 | 12 | −17 % |
| Occitanie | +2,2 / +3,5 °C | 7,7 | 5 fois plus | −24 % |
| Auvergne-Rhône-Alpes | +2,3 / +3,7 °C | 4 | 11 | −21 % |
| Provence-Alpes-Côte d’Azur | +2,2 / +3,7 °C | 4 | 23 | −18 % |

*Écarts par rapport à la période 1976-2005. Source : Météo-France. Pages « Quel climat futur » par région, 2025-2026.*

À l’échelle des villes, l’écart est encore plus parlant. La nuit est le critère décisif pour la santé, parce que c’est elle qui permet au corps et aux logements de récupérer.

| Ville | Nuits > 20 °C : hier → 2050 → 2100 | Jours > 35 °C : hier → 2050 → 2100 | Jour le plus chaud en 2050 |
|---|---|---|---|
| Brest | 0 → 3 → 7 | 0 → 1 → 2 | 33 °C |
| Lille | 1 → 6 → 13 | 0 → 1 → 3 | 34 °C |
| Paris | 8 → 26 → 43 | 1 → 4 → 8 | 37 °C |
| Lyon | 6 → 27 → 45 | 1 → 4 → 11 | 37 °C |
| Toulouse | 8 → 33 → 58 | 2 → 8 → 20 | 39 °C |
| Marseille | 29 → 67 → 88 | 1 → 8 → 22 | 38 °C |

*« Hier » = moyenne 1976-2005. Moyennes sur vingt ans : une année donnée peut être bien pire. Source : Météo-France, rapport TRACC, 2025.*

À retenir : en 2100, la région parisienne compterait autant de nuits chaudes que le littoral méditerranéen d’hier. Et les départements alpins sont ceux qui se réchauffent le plus en été : +5,2 °C dans les Hautes-Alpes à l’horizon 2100, +4,8 °C en Savoie. L’altitude protège, mais la montagne change plus vite que la plaine.

## Les sept territoires de Guillaume Faburel

Professeur d’études urbaines à l’université Lyon 2, Guillaume Faburel anime le Mouvement pour une société écologique post-urbaine. L’étude de ce mouvement, « Où habiter en 2050 en France ? », croise une trentaine d’indicateurs publics : climat, eau, sols et biodiversité à l’horizon 2050, mais aussi agriculture, foncier, logements vacants. Sept territoires satisfont au moins 24 critères sur 30, quand la moyenne nationale est d’environ 15 :

- les collines de Normandie ;
- les collines de Bretagne ;
- les collines du Poitou ;
- les plateaux du Massif central ;
- le Morvan, dans une acception large ;
- les Pyrénées ;
- les Alpes et les Préalpes.

Leur point commun : des collines et de la moyenne montagne, du bocage, de la forêt, de la polyculture-élevage, un petit parcellaire et du bâti vacant.

Deux précisions honnêtes. Sur ARTE, le géographe a lui-même écarté le mot « refuge » : ces espaces, dit-il, ne sont pas épargnés. Et son étude est le travail d’un mouvement engagé, pas une publication scientifique évaluée par des pairs ; la liste détaillée des indicateurs et de leur pondération n’a pas été reprise dans les articles que nous avons consultés.

## Ces territoires à l’épreuve des faits

Sur la chaleur, la carte de Guillaume Faburel est cohérente avec les projections pour la Normandie et la Bretagne. Mais pour cinq des sept territoires au moins, des sources publiques documentent une fragilité qui touche précisément l’atout mis en avant.

| Territoire | Atout mis en avant | Fragilité documentée |
|---|---|---|
| Bocage normand | Le bocage | Environ la moitié des haies de Normandie ont disparu entre 1970 et 2017 |
| Bretagne intérieure | Le climat océanique | Environ 75 % de l’eau potable vient d’eaux de surface, sensibles aux sécheresses ; pluies d’été attendues à −26 % en 2100 |
| Massif central | L’eau et la forêt | Communes ravitaillées par camions-citernes en 2022 ; étiages en baisse |
| Morvan | La forêt | Pessières décimées par les scolytes depuis 2018 : le massif concentre un quart des dégâts de Bourgogne-Franche-Comté |
| Pyrénées et Alpes | La moyenne altitude | Réchauffement accéléré, enneigement en recul, plus de la moitié de la population de l’Ariège, de l’Isère et de la Savoie en zone potentiellement inondable |

*Sources : GIEC normand, Observatoire de l’environnement en Bretagne, DRAAF Bourgogne-Franche-Comté, Météo-France, SDES.*

### Des campagnes qui se vident et vieillissent

Ces territoires ont de la place, c’est vrai. Mais c’est aussi le signe d’un déficit d’emplois et de services. L’Orne, la Creuse et la Nièvre perdent plus de 0,5 % d’habitants par an, et les 65 ans et plus y représentent 27 à 31 % de la population, contre 21 % en France (Insee, recensement 2022). Et l’accès au médecin généraliste varie de 1 à 4 entre les 10 % d’habitants les mieux dotés et les 10 % les moins bien dotés, selon la DREES.

### La voiture, angle mort du retour à la campagne

Hors de l’influence des villes, près de 90 % des actifs vont travailler en voiture, contre 58 % dans les pôles urbains (Insee). Conséquence mesurée par le ministère de la Transition écologique : un ménage rural ou périurbain émet 4,4 tonnes de CO2 par an pour son logement et ses carburants, contre 2,9 tonnes dans une commune-centre. L’écart tient presque entièrement à la voiture. Quitter la ville pour mieux supporter le climat peut donc, sans précaution, contribuer à l’aggraver.

### L’avertissement américain

Aux États-Unis, plusieurs villes ont été présentées comme des « havres climatiques ». Asheville, en Caroline du Nord, figurait souvent dans ces listes ; elle a été dévastée par l’ouragan Helene fin septembre 2024. La leçon vaut pour la France : un territoire moins exposé à un risque ne l’est pas à tous.

## Les risques que la carte des températures ne montre pas

### L’eau

C’est sans doute le critère le plus sous-estimé. L’étude nationale Explore2 prévoit une baisse des débits d’étiage de 15 % en moyenne dans une France à +2,7 °C et de 30 % à +4 °C, davantage dans le Sud. Fin septembre 2026, environ 94 000 personnes étaient privées d’eau du robinet dans l’Hexagone, selon le ministère de la Transition écologique cité par l’AFP. La Bretagne, qui dépend des rivières et des barrages, est l’une des rares régions où Explore2 projette des nappes en baisse dans tous les scénarios.

### Les inondations

Environ 18 millions de personnes vivent dans une zone potentiellement inondable par débordement de cours d’eau, soit plus d’un habitant sur quatre. Les départements les plus concernés en proportion ne sont pas ceux que l’on croit : Vaucluse (66 % de la population), Haut-Rhin, Pyrénées-Orientales, Ariège, Isère et Savoie, tous au-dessus de 50 %. Les vallées de montagne concentrent habitants et cours d’eau au même endroit.

### Les maisons fissurées

Le retrait-gonflement des argiles, qui fissure les maisons lors des sécheresses, concernait 48 % du territoire et 10,4 millions de maisons individuelles selon la carte de 2020 ; la carte révisée en 2026 en couvre davantage. Il touche surtout la Nouvelle-Aquitaine, le pourtour méditerranéen, l’Île-de-France et le Centre. Il représente désormais plus de la moitié du coût des catastrophes naturelles sur cinq ans, d’après la Caisse centrale de réassurance.

### Le littoral

Le Cerema estime que 5 200 logements seraient menacés par le recul du trait de côte d’ici 2050 si les ouvrages de protection sont maintenus. Le chiffre de 450 000 logements en 2100, souvent cité, correspond à un scénario d’inaction avec un mètre de hausse du niveau de la mer. Par ailleurs, 1,5 million de personnes habitent une zone potentiellement exposée aux submersions marines, d’abord dans le Nord, le Pas-de-Calais, la Gironde, la Loire-Atlantique et la Vendée. Le BRGM retient environ 25 cm de hausse du niveau marin en 2050 et un peu plus de 60 cm en 2100.

### Les feux

En 2026, Météo-France a qualifié la saison de « plus sévère jamais enregistrée ». Seuls cinq départements n’ont jamais été placés en danger orange : les Hautes-Alpes, la Savoie, la Haute-Savoie, les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées. Des feux ont touché la Bretagne, le Maine-et-Loire et la forêt de Fontainebleau. À +4 °C, le Centre-Ouest connaîtrait autant de jours à risque que la Méditerranée aujourd’hui.

### L’assurance

Les catastrophes naturelles coûtent en moyenne 1,5 milliard d’euros par an aux assureurs depuis 1982, et la Caisse centrale de réassurance attend une hausse de 40 à 60 % d’ici 2050. Bonne nouvelle relative : le premier Observatoire de l’assurabilité, publié en juin 2026, conclut que 97,7 % des communes de métropole restent dans une situation normale. Mais 811 communes sont déjà en tension légère ou modérée.

## Ce que font réellement les Français

Les déménagements ne suivent pas la carte du climat. Entre 2017 et 2023, les régions qui ont gagné le plus d’habitants par le jeu des migrations sont la Corse, l’Occitanie, la Bretagne et la Nouvelle-Aquitaine, quand l’Île-de-France en perdait (Insee). On continue donc de partir vers le soleil et la mer, y compris là où la chaleur, les feux et la submersion progressent le plus.

Quant à « l’exode urbain » de l’après-Covid, les études publiques parlent de « petits flux, grands effets ». Les départs de la ville vers le rural représentaient 11 % des déménagements en 2021, dont les trois quarts vers le périurbain. Les campagnes isolées attirent, mais leur population ne croît plus. Et en Bretagne, les arrivées se concentrent sur le littoral sud et autour de Rennes, pas dans l’intérieur.

## Vivre en 2050, territoire par territoire

Nous avons décliné ce dossier en douze fiches régionales : climat attendu ville par ville, risques, eau, emploi, prix de l’immobilier et secteurs où s’installer. Cliquez sur un territoire de la carte ou choisissez-le dans la liste.

Carte de France : vivre en 2050, territoire par territoire[Bretagne](https://allovoyages.fr/destinations/vivre-en-bretagne/)[Normandie](https://allovoyages.fr/destinations/vivre-en-normandie/)[Île-de-France](https://allovoyages.fr/destinations/vivre-en-ile-de-france/)[Alsace](https://allovoyages.fr/destinations/vivre-en-alsace/)[Jura](https://allovoyages.fr/destinations/vivre-dans-le-jura/)[Haute-Savoie](https://allovoyages.fr/destinations/vivre-en-haute-savoie/)[Aveyron](https://allovoyages.fr/destinations/vivre-en-aveyron/)[Ariège](https://allovoyages.fr/destinations/vivre-en-ariege/)[Pays basque](https://allovoyages.fr/destinations/vivre-au-pays-basque/)[Landes](https://allovoyages.fr/destinations/vivre-dans-les-landes/)[Sud méditerranéen](https://allovoyages.fr/destinations/vivre-dans-le-sud-de-la-france/)[Corse](https://allovoyages.fr/destinations/vivre-en-corse/)*Carte schématique. Chaque point renvoie vers la fiche du territoire.*- [Vivre en Bretagne en 2050](https://allovoyages.fr/destinations/vivre-en-bretagne/)
- [Vivre en Normandie en 2050](https://allovoyages.fr/destinations/vivre-en-normandie/)
- [Vivre en Île-de-France en 2050](https://allovoyages.fr/destinations/vivre-en-ile-de-france/)
- [Vivre en Alsace en 2050](https://allovoyages.fr/destinations/vivre-en-alsace/)
- [Vivre dans le Jura en 2050](https://allovoyages.fr/destinations/vivre-dans-le-jura/)
- [Vivre en Haute-Savoie en 2050](https://allovoyages.fr/destinations/vivre-en-haute-savoie/)
- [Vivre dans les Landes en 2050](https://allovoyages.fr/destinations/vivre-dans-les-landes/)
- [Vivre au Pays basque en 2050](https://allovoyages.fr/destinations/vivre-au-pays-basque/)
- [Vivre en Ariège en 2050](https://allovoyages.fr/destinations/vivre-en-ariege/)
- [Vivre en Aveyron en 2050](https://allovoyages.fr/destinations/vivre-en-aveyron/)
- [Vivre dans le sud de la France en 2050](https://allovoyages.fr/destinations/vivre-dans-le-sud-de-la-france/)
- [Vivre en Corse en 2050](https://allovoyages.fr/destinations/vivre-en-corse/)

## Alors, où habiter ? Notre lecture

Aucune source officielle ne désigne de « meilleur » département, et nous ne le ferons pas à sa place. Voici en revanche ce que les données permettent d’affirmer.

- **Pour la chaleur, le quart nord-ouest garde l’avantage :** Bretagne, Normandie et Hauts-de-France restent les régions aux étés les moins extrêmes, et l’écart avec le Sud se creuse.
- **Cet avantage a une contrepartie.** La Bretagne est fragile sur l’eau, le littoral de la Manche et de la mer du Nord sur la submersion, le Bassin parisien et le Nord sur les argiles.
- **La moyenne montagne est un vrai atout pour les nuits,** à condition d’éviter les fonds de vallée inondables et de vérifier la ressource en eau.
- **Le Sud méditerranéen et le Sud-Ouest cumulent** chaleur, sécheresse, feux et pluies intenses. Y vivre restera possible, mais demandera des logements et des villes très adaptés.
- **La taille de la commune compte autant que la région.** Une petite ou moyenne ville dotée d’un médecin, d’une gare et de commerces évite la dépendance totale à la voiture, sans l’îlot de chaleur des métropoles.
- **L’échelle qui compte est celle de l’adresse.** Deux maisons distantes de 500 mètres peuvent être l’une en zone inondable, l’autre non.

## Six vérifications avant de choisir une adresse

- **Les risques à l’adresse.** Sur [Géorisques](https://www.georisques.gouv.fr), saisissez l’adresse : inondation, argiles, feu, recul du trait de côte. L’état des risques doit vous être remis dès la première visite.
- **Le climat futur de la commune.** [Climadiag Commune](https://meteofrance.com/climadiag-commune), de Météo-France, donne les jours très chauds et les nuits chaudes attendus en 2030, 2050 et 2100.
- **L’eau.** D’où vient l’eau potable, nappe ou rivière ? La commune a-t-elle connu des restrictions répétées ? L’historique est sur [VigiEau](https://vigieau.gouv.fr).
- **Le logement lui-même.** Orientation, volets, isolation du toit, logement traversant, arbres : le confort d’été dépend autant du bâti que du climat.
- **Les services.** Médecin, pharmacie, école, gare, fibre : faites le test d’une semaine sans voiture.
- **L’assurance.** Demandez un devis avant de signer. Un tarif élevé ou un refus est une information.

## Ce que nous n’avons pas pu vérifier

Par transparence : deux chiffres avancés dans l’émission n’ont pas pu être recoupés. L’écart de 10 °C entre Paris et la campagne est exact, mais comme maximum nocturne mesuré pendant la canicule de 2003 ; l’écart moyen annuel est d’environ 2,5 °C selon Météo-France et l’Agence parisienne du climat. Quant à l’idée qu’il faudrait « désurbaniser » environ 40 % de Paris pour le rafraîchir, nous n’en avons retrouvé la source nulle part. Enfin, les bilans de l’été 2026 pour les feux et la mortalité sont encore provisoires.

## Questions fréquentes

### Quelle région de France sera la moins touchée par le réchauffement en 2050 ?

Pour la chaleur, la Bretagne et la Normandie : +1,8 °C attendu en 2050 par rapport à 1976-2005, contre +2,1 °C en moyenne nationale, et à peine plus d’un jour par an au-dessus de 35 °C. Elles restent exposées à la sécheresse estivale, à la montée de la mer et, pour la Bretagne, à une ressource en eau fragile.

### Y aura-t-il des zones inhabitables en France en 2050 ?

Aucun organisme public ne classe de zone « inhabitable » en 2050. Les secteurs réellement condamnés à cette échéance sont très localisés : le Cerema recense environ 5 200 logements menacés par le recul du trait de côte. En revanche, de nombreux territoires deviendront plus difficiles à vivre l’été sans adaptation des logements et des villes.

### La Bretagne est-elle un refuge climatique ?

C’est la région la moins exposée aux fortes chaleurs, mais pas un refuge : elle a connu un été 2026 à +3,4 °C, dépend à environ 75 % d’eaux de surface pour son eau potable, et ses pluies d’été devraient reculer de 26 % d’ici 2100.

### Faut-il quitter les grandes villes ?

Pas nécessairement. Les métropoles souffrent de l’îlot de chaleur, mais offrent soins, transports et emplois, et leurs habitants émettent moins de CO2 pour se loger et se déplacer. Les villes petites et moyennes offrent souvent le meilleur compromis.

## À lire aussi

- [Où partir en France en été pour rester au frais ?](https://allovoyages.fr/destinations/ou-partir-en-france-en-ete-au-frais/)
- [Carte de la France en 2050 : réchauffement, montée des eaux, inondations](https://allovoyages.fr/destinations/carte-france-2050-rechauffement-montee-des-eaux/)

## Sources

- [Météo-France, bilan climatique de l’été 2026](https://meteofrance.com/presse/bilan-climatique-de-lete-2026-juin-juillet-aout)
- [Météo-France, « À quel climat s’adapter en France selon la TRACC ? », partie 2 (2025)](https://hal.science/hal-04991790)
- [Météo-France, « Quel climat futur » par région](https://meteofrance.com/changement-climatique/quel-climat-futur/le-climat-futur-en-france)
- [Haut Conseil pour le climat, rapport annuel 2026](https://www.hautconseilclimat.fr/wp-content/uploads/2026/07/HCC_Rapport_annuel_2026_1707_2.pdf)
- [Ministère de la Transition écologique, trajectoire TRACC](https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/trajectoire-rechauffement-reference-ladaptation-changement-climatique-tracc)
- [ARTE, « 28 minutes », 6 octobre 2026](https://www.youtube.com/watch?v=Jbrhq1DfZjo)
- [Mouvement post-urbain, étude « Où habiter en 2050 en France ? »](https://www.post-urbain.org/)
- [Vert, entretien avec Guillaume Faburel (10 septembre 2026)](https://vert.eco/climat/ou-habiter-en-2050-les-pistes-du-geographe-guillaume-faburel-des-collines-normandes-aux-prealpes/)
- [Cerema, enjeux du recul du trait de côte d’ici à 2100 (2024)](https://www.geolittoral.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/synthese_4_pages.pdf)
- [SDES, chiffres clés des risques naturels (inondations, submersion, argiles, feux)](https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/edition-numerique/chiffres-cles-risques-naturels/14-exposition-aux-inondations-par-debordement.php)
- [INRAE et OiEau, Explore2, messages et enseignements (2024)](https://www.drias-eau.fr/document/Explore2_Messages_VF.pdf)
- [CCR, bilan des catastrophes naturelles 1982-2025 (2026)](https://www.ccr.fr/wp-content/uploads/2026/06/20260622-rapport_Bilan_Cat_Nat_BD.pdf)
- [Gouvernement, Observatoire de l’assurabilité (juin 2026)](https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/documents/20260615_DP_Remise_du_rapport_de_lObservatoire_de_lassurabilite.pdf)
- [Insee Focus n° 374, évolution de la population 2017-2023](https://www.insee.fr/fr/statistiques/8682718)
- [Insee Première n° 1954, déménagements 2019-2021](https://www.insee.fr/fr/statistiques/7637352)
- [Insee Première n° 1835, déplacements domicile-travail](https://www.insee.fr/fr/statistiques/5013868)
- [CGDD, empreinte carbone de la consommation d’énergie des ménages (2025)](https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/publications/thema_essentiel_41_empreinte_carbone_consommation_energie_menage_aout2025.pdf)
- [DREES, accessibilité aux soins de premier recours en 2024](https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/communique-de-presse-jeux-de-donnees/jeux-de-donnees/260722-accessibilite-aux-soins-de-premier-recours-en-2024)
- [Agence parisienne du climat et Météo-France, l’îlot de chaleur urbain](https://www.apc-paris.com/app/uploads/2023/11/icu-brochureapc-mf.pdf)
- [DRAAF Bourgogne-Franche-Comté, renouvellement forestier après scolytes dans le Morvan](https://draaf.bourgogne-franche-comte.agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/morvan_etude_renouvellementpostscolyte.pdf)
- [Scientific American, la fin des « climate havens » après l’ouragan Helene](https://www.scientificamerican.com/article/hurricane-helene-signals-the-end-of-the-climate-haven/)

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*Source : [allovoyages.fr](https://allovoyages.fr/destinations/ou-habiter-en-france-en-2050/)*
