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title: "Le Petit Train de La Mure : parcours, tarifs et histoire d’une ligne unique"
description: "Il y a des trains touristiques qui roulent sur des lignes reconverties, et il y a le Petit Train de La Mure. Celui-là n’a pas été…"
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author: "Rédaction Allovoyages"
date: "2026-09-04T09:00:00+00:00"
lang: "fr_FR"
categories: ["Destinations"]
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# Le Petit Train de La Mure : parcours, tarifs et histoire d’une ligne unique

Il y a des trains touristiques qui roulent sur des lignes reconverties, et il y a le Petit Train de La Mure. Celui-là n'a pas été inventé pour les visiteurs : il a été construit pour le charbon, il a servi de laboratoire à l'électrification ferroviaire mondiale, il a été enseveli par un éboulement pendant onze ans, et il est revenu. Le parcours actuel, une quinzaine de kilomètres en balcon au-dessus des gorges du Drac, reste l'un des plus impressionnants de France.

Voici tout ce qu'il faut savoir avant d'y monter : le parcours, la durée, les tarifs, les horaires, l'histoire, et les erreurs à éviter au moment de réserver.

## Le parcours actuel du Petit Train de La Mure

Contrairement à ce que beaucoup de guides indiquent encore, le train ne circule plus sur l'intégralité de la ligne historique. Depuis la réouverture, il part de la **gare de La Mure**, sur le plateau matheysin, et non de Saint-Georges-de-Commiers comme avant 2010.

De là, la voie métrique s'engage vers le nord-ouest, longe le rebord du plateau, s'enfonce dans une succession de tunnels et franchit plusieurs viaducs avant d'atteindre son terminus actuel : le belvédère du **Grand Balcon**, dans le secteur de Monteynard. Une quinzaine de kilomètres, un trajet commenté d'une cinquantaine de minutes, et un arrêt au terminus avant le retour par le même itinéraire.

Le Grand Balcon porte bien son nom. La plateforme domine le lac de Monteynard-Avignonet, avec le massif du Vercors qui ferme l'horizon en face. Un restaurant panoramique et une promenade aménagée permettent d'y passer un vrai moment plutôt que de faire demi-tour aussitôt descendu du train.

Le matériel roulant fait partie du spectacle. Les voitures datent des années 1930 et ont été restaurées, avec leurs plateformes ouvertes à l'ancienne. C'est de là que l'on prend les photos, à condition de s'y installer tôt.

## Combien de temps dure le trajet

Le trajet commenté jusqu'au Grand Balcon dure environ **cinquante minutes**. En comptant l'arrêt au belvédère et le retour, l'excursion complète occupe une bonne demi-journée, y compris le temps d'accueil en gare et le passage à la boutique.

Si vous prévoyez de déjeuner au restaurant panoramique du terminus, comptez la journée entière et réservez la table en même temps que les billets.

## Tarifs du Petit Train de La Mure

Les tarifs varient selon la période. En haute saison, au cœur de juillet et d'août, le billet adulte se situe autour de **28,50 euros** et le billet enfant, de quatre à quinze ans, autour de **22,50 euros**, avec un forfait famille pour deux adultes et deux enfants autour de **94 euros**.

En dehors de la haute saison, au printemps, en juin et à partir de la fin août, le tarif adulte redescend autour de **26,50 euros**, l'enfant autour de **21 euros**, et le forfait famille autour de **85,50 euros**.

Les enfants de moins de quatre ans voyagent gratuitement. Les tarifs de groupe et les formules incluant le restaurant panoramique font l'objet de grilles spécifiques.

Ces montants correspondent à la grille communiquée pour la saison en cours : vérifiez-les au moment de réserver, car ils sont révisés chaque année.

## Horaires et période d'ouverture

La saison s'ouvre au **début du mois d'avril** et se prolonge jusqu'à la **mi-décembre**, ce qui fait du train de La Mure l'un des rares trains touristiques de montagne à circuler aussi tard dans l'année.

En rythme courant, deux départs quotidiens sont proposés, l'un en fin de matinée, autour de 10 h 30, l'autre en milieu d'après-midi, autour de 15 heures. Le nombre de départs augmente en haute saison et pendant les vacances scolaires, et des circulations thématiques sont programmées à certaines dates, notamment à l'approche des fêtes.

**La réservation est fortement conseillée**, et souvent indispensable en juillet et en août. Les rames ont une capacité limitée, et les départs de l'après-midi partent régulièrement complets plusieurs jours à l'avance.

## Où prendre le Petit Train de La Mure

Le départ se fait à la **gare de La Mure**, en Isère, à environ trente-cinq kilomètres au sud de Grenoble par la RN 85. Comptez quarante à quarante-cinq minutes de route depuis Grenoble, environ deux heures depuis Lyon et une heure et quart depuis Gap.

C'est le point qui piège le plus de visiteurs : la gare historique de **Saint-Georges-de-Commiers**, en bas de la vallée, n'est plus le point de départ des circulations touristiques depuis la réouverture. Si vous vous fiez à un ancien guide papier ou à un article non actualisé, vous risquez de vous présenter au mauvais endroit, à une demi-heure de route du bon.

Un parking est disponible à proximité de la gare de La Mure. Prévoyez d'arriver une vingtaine de minutes avant le départ pour le retrait des billets.

## L'histoire de la ligne : du charbon à la première mondiale

### 1888, une ligne construite pour l'anthracite

Le chemin de fer de La Mure est inauguré le **24 juillet 1888**. Sa raison d'être est industrielle : faire descendre vers la vallée l'anthracite extrait du plateau matheysin, un charbon dur et très calorifique qui passait pour l'un des meilleurs du monde. La ligne, à voie métrique, s'étirait alors sur environ soixante-sept kilomètres et devait franchir un dénivelé considérable, de 316 mètres à Saint-Georges-de-Commiers jusqu'à 882 mètres à La Mure, soit 566 mètres de montée.

Pour y parvenir, les ingénieurs ont taillé dans la falaise. La ligne complète comptait **dix-huit tunnels**, représentant plus de quatre kilomètres de galeries cumulées, et **neuf viaducs**. C'est ce tracé de haute voltige, accroché au-dessus du vide, qui a fait ensuite sa réputation touristique.

### 1903, le premier train du monde en haute tension continue

En 1903, la ligne devient le **premier chemin de fer au monde à être électrifié en courant continu à haute tension**, 2 400 volts. L'électrification est ensuite étendue à l'ensemble du parcours en novembre 1912.

Cette précision technique peut sembler anecdotique. Elle ne l'est pas : ce que l'on teste ici, dans une vallée alpine, préfigure l'électrification ferroviaire du siècle suivant. La ligne de La Mure appartient à l'histoire de l'ingénierie autant qu'à celle du tourisme.

### 1988, la fin du charbon

Le trafic marchandises s'arrête le **18 octobre 1988**. Les mines du plateau ont fermé les unes après les autres, et la ligne perd sa raison d'être industrielle. Elle avait déjà commencé une seconde vie touristique à la fin des années 1970, et c'est cette activité qui la maintient en vie.

### 2010, l'éboulement

Le **26 octobre 2010**, une falaise surplombant la voie s'effondre. L'éboulement est massif, la circulation est interrompue, et pendant onze ans le train ne roule plus du tout. Sur le plateau, seule La Mine Image, à La Motte-d'Aveillans, continue de recevoir des visiteurs venus pour l'histoire minière du territoire.

### 2021, le retour

Après des travaux considérables de sécurisation et de remise en état, la ligne rouvre le **21 juillet 2021**, sur la portion haute d'une quinzaine de kilomètres au départ de La Mure. L'exploitation est assurée par Edeis. Le tracé retenu est plus court que l'historique, mais il conserve l'essentiel : les tunnels, les viaducs, le balcon au-dessus des gorges et la vue sur le lac.

## Ce que l'on voit depuis les fenêtres

Le trajet ne se contente pas de relier deux points. Il alterne trois ambiances très différentes, et c'est ce qui le rend long en souvenirs alors qu'il est court en kilomètres.

La première est celle du plateau. Au départ de La Mure, la voie traverse un paysage ouvert, agricole, avec des prairies, des fermes et la ligne des sommets en arrière-plan. On est encore à près de neuf cents mètres d'altitude, et rien ne laisse deviner ce qui vient.

La deuxième est celle des tunnels. La voie s'enfonce dans la roche, ressort, replonge. Ces alternances d'ombre et de lumière rythment le trajet et provoquent, à chaque sortie, un effet de révélation sur le paysage. C'est là que l'on mesure le travail des constructeurs de 1888, qui ont dû percer la falaise sans les moyens d'aujourd'hui.

La troisième est celle du vide. Sur les sections en balcon et sur les viaducs, la vallée s'ouvre d'un coup et l'on domine les gorges du Drac. C'est cette séquence que tout le monde photographie, et c'est elle qui vaut au train sa réputation. Le massif du Vercors ferme l'horizon de l'autre côté de la vallée.

Un conseil très concret : installez-vous côté vallée, c'est-à-dire à gauche dans le sens de la montée. Les plateformes ouvertes des voitures des années 1930 restent le meilleur poste d'observation, mais elles se remplissent vite. Arriver en avance sur le quai n'est pas seulement utile pour le retrait des billets.

## La ligne historique, celle que l'on ne parcourt plus

Il vaut la peine de savoir ce que l'on ne voit pas, car la partie basse de la ligne fait partie de la légende du train.

Avant 2010, le parcours complet reliait **Saint-Georges-de-Commiers**, en fond de vallée à 316 mètres d'altitude, à **La Mure**, sur le plateau à 882 mètres. Soixante-sept kilomètres à l'origine, et surtout un dénivelé de **566 mètres** avalé à flanc de falaise, sans crémaillère, par un tracé qui multipliait les artifices pour gagner de la hauteur.

L'ensemble comptait **dix-huit tunnels**, soit plus de quatre kilomètres de galeries cumulées, et **neuf viaducs**. Certaines sections franchissaient les gorges du Drac à une hauteur qui a fait la réputation touristique de la ligne bien avant qu'elle ne devienne un train de loisir.

C'est cette portion basse, la plus exposée aux mouvements de terrain, qui a été frappée par l'éboulement de 2010. La partie haute, celle qui circule aujourd'hui, est la plus stable et la plus panoramique du tracé.

## Est-ce que ça vaut le détour ? Notre avis

Oui, et pour trois raisons distinctes.

La première est purement visuelle. Le parcours en balcon au-dessus des gorges du Drac, avec l'alternance des tunnels et des sorties en surplomb, produit un effet que peu de trains touristiques français égalent. La descente sur le lac de Monteynard, en particulier, est un vrai moment.

La deuxième tient au récit. Un train qui a servi de laboratoire mondial à l'électrification, qui a nourri une région entière en charbon et qui a passé onze ans à l'arrêt sous un éboulement, cela raconte quelque chose de plus qu'une promenade. Le commentaire à bord fait ce travail correctement.

La troisième est familiale. Cinquante minutes de trajet, c'est la bonne durée pour des enfants : assez pour que le spectacle s'installe, pas assez pour que l'ennui arrive. Le tarif famille rend la sortie accessible, et le terminus offre de quoi souffler avant le retour.

Le point à connaître avant de réserver : ce n'est pas une ligne de vitesse, et l'aller-retour occupe une demi-journée. Si votre journée est déjà chargée, mieux vaut lui consacrer un créneau plutôt que de l'intercaler entre deux visites.

## Que faire autour de la gare de La Mure

Le train se combine naturellement avec le reste du territoire. La visite de [La Mine Image, à La Motte-d'Aveillans](/destinations/la-mine-image-la-motte-daveillans/), à quelques minutes de route, est le complément le plus évident : le charbon que l'on voit sortir des galeries est précisément celui que ce train descendait vers la vallée.

Le [lac de Monteynard et ses passerelles himalayennes](/destinations/lac-de-monteynard-passerelles-himalayennes/), que l'on aperçoit depuis le Grand Balcon, se rejoignent en une trentaine de minutes de voiture et occupent facilement la journée suivante.

Enfin, La Mure elle-même mérite un arrêt, avec son centre ancien, ses commerces et son marché. Le reste du plateau, ses lacs et ses sites majeurs sont détaillés dans notre [guide complet de la Matheysine](/destinations/que-faire-en-matheysine/).

## Questions fréquentes sur le Petit Train de La Mure

### Où part le Petit Train de La Mure ?

Le départ se fait à la gare de La Mure, en Isère, à environ trente-cinq kilomètres au sud de Grenoble. Attention : ce n'est plus la gare de Saint-Georges-de-Commiers, qui était le point de départ historique avant l'interruption de 2010.

### Combien coûte le Petit Train de La Mure ?

Le billet adulte se situe autour de 26,50 euros hors haute saison et de 28,50 euros en juillet et en août. Le billet enfant, de quatre à quinze ans, se situe entre 21 et 22,50 euros selon la période, et un forfait famille est proposé. Les moins de quatre ans voyagent gratuitement. Vérifiez la grille en vigueur au moment de réserver.

### Combien de temps dure le trajet ?

Environ cinquante minutes de trajet commenté jusqu'au belvédère du Grand Balcon, auxquelles s'ajoutent l'arrêt au terminus et le retour. Prévoyez une demi-journée pour l'excursion complète.

### Faut-il réserver le Petit Train de La Mure ?

La réservation est vivement conseillée toute la saison et devient indispensable en juillet et en août, où les départs de l'après-midi affichent complet plusieurs jours à l'avance.

### Quand le Petit Train de La Mure circule-t-il ?

La saison s'étend du début du mois d'avril à la mi-décembre, avec deux départs quotidiens en rythme courant et davantage en haute saison et pendant les vacances scolaires.

### Pourquoi le train de La Mure est-il célèbre ?

Parce qu'il a été, en 1903, le premier chemin de fer au monde électrifié en courant continu à haute tension, et parce que son tracé en balcon au-dessus des gorges du Drac, avec ses tunnels et ses viaducs, compte parmi les plus spectaculaires de France.

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*Source : [allovoyages.fr](https://allovoyages.fr/destinations/petit-train-de-la-mure/)*
